Sachez que le contrôle émotionnel, et vos émotions antérieures refoulées sont à l’origine de 80% de vos douleurs physiques, et de vos souffrances mentales

 

 

 

Qu’est-ce qui vous empêchent d’exprimer vos émotions? D’ailleurs pourquoi exprimer quelque chose que vous ne ressentez pas? Donc il  faut déjà les ressentir, et  pour les ressentir, il faut en  avoir conscience, surtout pour comprendre qu’elles sont à l’origine de beaucoup de vos problèmes. Commençons par quelques questions.

  • Est-ce que vous vous retenez  de dire votre  colère parce que vous avez peur de la réaction des autres?
  • Avez peur de créer un conflit?
  • Avez-vous peur de blesser?
  • Etes-vous irrascible, ou à l’extrême, vous êtes très colèrique?
  • De même est-ce que vous pleurer trop facilement, ou rarement?
  • Est- ce que vous êtes anxieux (e)? angoissé (e)?
  • Comment exprimez-vous votre joie? Vous êtes plutôt dans la retenue, ou dans l’exubérance?
  • Souffrez-vous de douleurs chroniques?

 

 

 

Cette liste de questions n’est pas exhaustive, mais elle vous donne matière à réfléchir. Maintenant nous faisons tous des efforts pour contrôler les situations qui nous  irritent et qui nous dépassent. Nous mettons en place de nouvelles stratégies de plus en plus éloignées de ce que nous sommes, pour nous protéger de l’adversité. Nous fuyons  toutes les situations qui pourraient nous faire ressentir de l’angoisse. En évitant  de vous connecté à vos émotions c’est votre mental qui dirige vos actes et votre pensée.

 

 

Mais rassurez-vous rien n’est figé émotionnellement. Il suffit pour cela d’éteindre son mental pour vous reconnecté aux sensations primaires. Par contre reconnaître les émotions négatives peut être difficile pour de multiples raisons. Elles  portent toutes en elles la marque d’une souffrance, et votre mental s’ingénie à vous éviter de  les revivre.

 

Je vous expliquerai plus bas comment ne pas avoir peur de revivre les situations douloureuses. L’idée pour sortir d’un endroit, il faut déjà y rentrer. Si vous ne rentrez pas, le problème perdure. Imaginez que votre souffrance est comme un placard renfermant vos problèmes  » De vieux dossiers, des araignées, des étagères qui risquent de vous tomber dessus si vous ouvrez le placard etc. Donc vous préferez ne pas y entrer! Ce faisant ce qui pourait être nettoyer, ranger, est toujours présent et cela s’accumule. Vous en mettez toujours plus, et un jour en ouvrant la porte du placard, tout vous tombe dessus, (si ce n’est déjà fait?

 

Alors c’est la maladie qui s’installe, ou tout autre dysdonctionnement psychologique. Cela peut aussi entraîner des pertes matérielles….Chacune de nos réactions défensives contiennent en leur germe des émotions réprimées. La question qui se pose à vous est: « Comment allez-vous pouvoir tenir, et combien de temps? »

Prenons la cas d’une personne qui souffre de la peur de l’abandon que j’ai eu en consultation.

 

 

 

Les émotions générées par l’abandon

 

 

 

Celle-ci a vécu un événement initial lors duquel elle s’est sentie abandonnée, et ses émotions n’ont pas pu s’exprimer Sa réalité est par conséquent d’avoir été délaissée, par une ou plusieurs personnes, à un âge  ou elle  se trouvait était dans l’impossibilité de survivre et de réagir par elle-même. Enfant elle était dans une dépendance affective  absolue vis- à vis des personnes qui le rejetaient.

Donc au moment où se créer l’abandon réel ou imaginaire, le   « choix de la victime  » est alors simple : Soit mourir, soit vivre, mais en se protégeant de l’agression vécue par son mental. Le mental va permettre à l’enfant abandonné de  se couper de qu’il ressent envers son ou ses agresseurs. De ces émotions telle que la colère principalement, mais aussi de la tristesse.

 

 

C’est ce même mental qui permet à l’abandonné de se protéger en quittant le moment présent, pour s’inventer une vie factice, via les rêves et les illusions. C’est aussi l’occasion de nier ce dont elle est victime, et de mettre en place toute une stratégie de renonciation à ses droits les plus importants, notamment celui d’être aimé et respecté.

 

 

 

Pour exprimer vos émotions, il faut reconnaître votre abandon!

Reconnaître les émotions liées à cet abandon,  c’et s’accorder le droit d’avoir des émotions, de les ressentir et les exprimer. La personne souffrante doit passer par ces étapes, sinon  elle persistera à nier le fait qu’elle a été l’objet d’un acte d’abandon, ou d’un sentiment d’abandon. Elle continuera à subir toutes les conséquences liées à cette non-reconnaissance. De plus il lui sera impossible de ressentir ses émotions, passage obligatoire avant de pouvoir les exprimer.

Mais que ce soit une personne souffrant d’abandonnisme ou de tout autre trouble du comportement, il est rare lorsque l’on aborde la cause des souffrances que le patient se souvienne de l’événement initial. Celui-ci reste le plus souvent inconscient. Les mots ont leur importance et le mot « abandon » est le plus souvent inacceptable pour une personne souffrant d’abandonnisme.

Il est trop « chargé » d’émotions pour pouvoir d’emblée être accepté par celle-ci. Quand un événement difficile survient, il ne le relie pas à un abandon. Il est  la suite logique de ce qui a été vécu, par un abandonnique qui s’ignore.

 

 

L’abandon de Pierre

Pierre comprend pourquoi sa femme l’a quittée : Il travaillait trop, il était donc «  normal, que se sentant délaissée, elle soit allé chercher ailleurs ce qui ne lui apportait  pas ». Certes il  trouve ce départ pas facile à vivre, mais il se sent nullement abandonné ou en colère. Il est « triste, immensément triste de ce qui est arrivé » et se  sent coupable.

A aucun moment n’entrevoit ce qui se cache derrière sa tristesse. Il ne réagit pas non plus au mot abandon que j’ai glissé sans insister.Il rejette même l’idée qu’il puisse être en colère. Pierre n’est bien, et présente des troubles du sommeil de la fatigue et du stress. Il est triste et se permet de pleurer, mais quelle est la cause de sa souffrance ?

Le fait qu’il a de la peine à accepter ce qui se passe, et à se retrouver seul du jour au lendemain. Je lui pose la question : « Le départ de votre femme et le fait de vous retrouver seul sont les cause de votre mal-être ? Comment appelez –vous cela ? Il répond qu’il ne sait pas et qu’il s’en moque. Ce qu’il veut c’est que la souffrance cesse. Ne pas mettre des mots sur ce qui nous arrive nous permet de fuir la réalité.

Il a été abandonné par sa femme, et c’est simplement quand il en prendra conscience qu’il comprendra que son mal être n’est pas lié à la séparation. Bien sûr, en tant que tel, mais bien plus au fait qu’il s’est senti rejeté par sa femme.

En poursuivant sa réflexion il entrevoit bientôt que cette séparation n’est que le dernier épisode d’une longue série qui a jalonné sa vie. Pour autant il n’en prendra pas encore conscience. Ce n’est qu’avec le temps que les mots : ignoré, quitté, laissé-tomber et rejeté, qu’il réalisera qu’il a bien été abandonné par l’autre.

A ce moment nous en serons qu’au niveau de l’acceptation intellectuelle.

 

 

 

 

Reconnaître les émotions liées à l’abandon

Nous prononçons tous des mots sans avoir l’émotion qui se trouve derrière. Quand je pose la question que « ressentez- vous ? » C’est souvent interprété par la personne comme une invitation à dire ce qu’elle pense. Alors il faut réaliser que la  question posée ne concerne pas ce qu’elle pense, mais ce qu’elle ressent. Bien  souvent, c’est un silence qui règne. Après ce silence, un autre type de réponse est exprimé : « je me sens, fatigué, abattu, épuisé, dégoûté ».

Il arrive que la personne décrive aussi ce dont elle souffre sur le plan physique. Après lui avoir fait  comprendre  que ce sont autant de signes résultant de tensions qu’elle ne s’autorise pas à ressentir, et à vivre certaines émotions. Mais celle-ci se refusera le droit d’être triste  en arguant : « je n’ai pas pour habitude de m’apitoyer sur moi-même ».

 

Il en sera de même pour la colère : « Je ne suis pas quelqu’un de colérique.  Cependant si la tristesse est plus acceptable, il la minimisera pour s’empêcher de pleurer. Quand la colère sera évoquée, inutile de dire que le mental va tout faire pour nier cette émotion qui est pourtant au cœur de l’abandon. Le mot colère à une connotation négative, et elle est trop souvent associé à la violence physique ou verbale.

Ne confondons pas rage et colère. La colère est nécessaire à notre vie, de même que la joie et la tristesse. Les crises de rage apparaissent sous la pression de l’éducation ou de peur du rejet qui nous  interdit de nous mettre en colère.  On réprime  sa colère jusqu’au moment où on n’en peut plus,  on explose et nous faisons une crise de rage, ce qui est fort violent et destructeur.

 

 

 

S’autoriser le droit de ressentir, et d’exprimer vos émotions

 

 

 

J’explique souvent à mes patients que la colère est dénuée de toute violence et qu’il est absolument normal, et même nécessaire, qu’un être humain ressente cette émotion. Reconnaître qu’avoir été rejeté ou abandonné puisse engendrer de la tristesse et de la colère est en soi une étape importante sur le chemin de la guérison. Cependant il ne veut pas dire pour autant que le patient s’accorde le droit de ressentir ces émotions…

 

Dans le cas de l’abandonnique celui-ci éprouvera de grandes difficultés à reconnaître que la colère qu’il éprouve est dirigée contre son père ou sa mère. Il se refuse à ressentir de la colère envers la personne qu’il l’a élevé, qu’il aime et qu’il est censé respecter. L’argument  « la reconnaissance du ventre » prend tout sens. Quand j’interroge les patients, ils prennent pour justification qu’ils ont à présent de meilleurs rapports avec eux,  et qu’il n’est pas nécessaire d’exprimer une colère ou une tristesse.

 

Ils prétendent ne plus la ressentir. Cela étant la colère et la tristesse  sont inhérentes aux situations d’abandon que l’enfant a ressenti. Si personne n’a envie de retourner le couteau dans la plaie comme on le dit dans le langage courant. C’est précisément ici une erreur d’appréciation. Il ne s’agit pas de revivre des angoisses pour le plaisir, mais dans changer les modalités en s’accordant le droit d’exprimer des émotions négatives « enkystées ». Ce sont justement ces émotions qui empêchent l’abandonnique de trouver un équilibre dans ses relations affectives.

« C’est donc à la partie  » enfant en soi » que l’on s’adresse et non à l’adulte qui résonne avec son mental ».

 

Si vous pensez être dans ce cas de figure, et que vous sentez que vos émotions l’emportent sur votre volonté de contrôler les situations, le prochain article parlera des étapes pour exprimer vos émotions.

 

 

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