Découvrez comment Amélie s’est sentie abandonnée, rejetée, et mal aimée

 

Moorea, le 2 septembre 2018 Maman Je t’en veux du profond de mon être, dans toutes mes cellules pour l’enfance que tu m’as donné, ce que tu m’as fais vivre, transmis de tellement merdique. Tu m’as eu alors que tu ne le voulais pas, tu as perdu un enfant juste avant moi, tu m’as alors bombardée de ton angoisse morbide, ta peur que je meurs, qui déjà avaient imprégné mon développement.

 

Non seulement je ne suis pas la bienvenue mais en plus voilà le cadeau de pas bienvenu justement. Alors que je n’ai rien demandé, ni à toi ni à personne. J’ai commencé comme ça, avec un bagage pourri, pas aidant. Avoir peur tout le temps, des autres, même de soi-même, se sentir de trop, en insécurité tout le temps alors qu’il ne m’est rien arrivé. Tout ça à cause de la transmission de tes propres difficultés.

 

Et ce n’était pas un cadeau, loin de là, j’étais une handicapé de la vie, d’avoir des amis, de m’ouvrir au monde, mais ne serait-ce que de m’ouvrir à moi-même, cela m’étais impossible, tout ça à cause de toi. Quand ma petite sœur est arrivée, tu t’es détournée de moi, d’ailleurs tu me l’avais dis une fois quand j’étais adulte : « tu as été gentille jusqu’à l’âge de 3 ans, après, tu étais difficile ». Ben oui, il n’y avait plus personne pour s’occuper de moi, ma propre mère a disparu sauf pour me donner des claques, des cris, des reproches, des coups, des insultes. J’ai été ton doudou pendant 3 ans, pour que tu puisses faire le deuil de Christine. Voilà le super rôle.

 

Est-ce normal que c’était moi qui pansait des plaies et qu’après tu allais me laisser tomber ?? Ton attitude est juste déguelasse. Je n’étais plus assez bien, tu m’as mis de côté, comme une saleté et tu m’as aimé selon tes humeurs…Tu m’as fais croire que l’amour c’était quelque chose de moche, tu me maltraitais physiquement, mentalement, j’avais peur de toi, j’avais peur de tout. Comment peut-on être aussi méchante avec son propre enfant ? J’étais là comme une merde pour toi, d’ailleurs tu ne te gênais pour m’appeler comme ça.

 

L’amour avec toi c’était les cris, la violence, je me suis toujours sentie rejetée par toi, tu ne m’accordais aucun intérêt et quand tu coiffais les cheveux, tu tirais tellement fort, parfois que je me sentais comme impuissante face à ta haine, ton mépris, ta violence. Et cette  odeur autour de toi, que je n’ai jamais aimé ton haleine fétide qui me poursuit encore aujourd’hui. Tu ne m’as pas désiré Tu ne m’as pas aimé Tu m’as utilisé puis tu m’as mis dans une poubelle, et tu m’en sortais pour me crier dessus parce « je répondais aux autres », alors tu me pinçais la bouche tellement fort, que je ressentais de la haine, de l’injustice, de l’impuissance comme-ci j’étais ta victime.

 

Tu m’as détruite alors qu’un parent est sensé construire  en élevant, éduquant son enfant. Mais le rejet, l’humiliation, la violence, la maltraitance, la peur étaient les bases de ma construction. Comment cela peut-il être possible ? Pourquoi as-tu agis avec tant de haine à mon égard ? De quoi ton cœur est-il fait ? Alors que tu allais à l’église tous les jours ? Tu m’as fais croire que j’étais pourrie, qu’un objet, que je n’étais pas un être humain vivant mais un objet qui doit toujours se surveiller pour ne pas faire de vague, pour ne pas se faire remarquer. A cause de ça je ne me suis pas aimée, je me suis toujours sentie si seule, comme un enfermement pour me protéger de toi, des autres.

 

Pourquoi m’as-tu fais tant de mal ? Ce n’est pas de ma faute si tu avais perdu un enfant juste avant moi, si je n’étais que moi, un petit être sans défense face à toi, l’adulte plus forte que moi et tu m’as maltraité tant et tant dans mon cœur. Jeanne, tu m’as fait beaucoup de mal, tu m’as fais croire des choses moches sur moi, sur la vie et ça, depuis que je suis dans ton ventre et je me suis construite avec ces choses là. J’avais honte de moi, honte de cet être puant, nul, moche que j’étais…

 

Encore aujourd’hui, je ne sais pas qui je suis ! Je te déteste car dans mon cœur, tu as brisé mon élan de vie, ma force et ma joie de vivre. Qu’est ce que j’ai fais pour mériter une mère comme toi ? Je n’aime pas la mère que tu es car tu m’as détruite. Je t’en veux pour toutes ces croyances négatives que tu m’as donné sur moi-même, je ne méritais pas ça, pour moi c’est injuste d’avoir eu une enfance comme celle-ci.

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