La dépression réactionnelle à l’abandon est un  syndrome dépressif qui survient en réaction à un stress affectif…

 

 

 

 

 

La dépression réactionnelle à l’abandon

 

 

 

Si vous êtes tombés en dépression suite à une rupture, ou à un deuil, c’est article vous concerne.

Les dépressions névrotiques sont des syndromes dépressifs chez de sujets porteur d’une de ces quatre névrose (angoisse, hystérique, phobique, obsessionnelle). Au sens large du terme,  pour qu’il y ai une dépression réactionnelle à l’abandon, il doit y avoir une base abandonnique. C’est à dire une structure, telle qu’elle est définie plus haut, et un abandon réel ou ressenti comme tel, durant l’enfance.

 

 

J’évoque la dépression réctionnelle névrotique, et celle de l’abandon qui n’est peu abordée comme base de dépression. En effet il y a toujours un manque d’amour dans une forme dépressive. Ma spécialisation sur l’abandon m’amène  à vous expliquer comment l’abandonnisme se traduit dans la dépression réactionnelle. L’effet ou plutôt les éléments déclencheurs, sont une multitude de situations ingérables, et incontrôlables accumulées qui aménuisent les défenses… Par défense, comprenez que pour appréhender les situations aversives, vous devez dépenser une somme d’énergie considérable.

Dès que vous avez épuiser votre potentiel protecteur, la dépression s’insinue en vous sans que vous puissiez mettre le mot dépression sur ce que vous ressentez. Elle évolue sournoisement,  et vous évoquez une baisse de régime, de la fatigue etc.

Les dépressions réactionnelles sont le plus souvent en réaction avec une série de frustrations, de surinvestissement, de monotonie dans le travail, d’accidents, de maladie, de conflits dans le couple etc.

 

La dépression  réactionnelle à  l’abandon, dans le travail

 

 

 

L’enfant abandonné cherche inconsciemment à combler une mauvaise estime de soi en se valorisant par tous le moyens possibles. Or une profession monotone peu attractive, sans grand intérêt, peu valorisante, et fatigante présage des symptômes dépressifs. A cause  des conflits sur le lieu de travail, une rivalité compétitive, des promotions non obtenues, et de nombreuses heures passées dans les transports.

L’insécurité de l’emploi, intérim, ou la peur du chômage ne sont pas sans effet sur la dépression réactionnelle à l’abandon. S’ensuit les précipitations matinales pour déposer les enfants à la crèche ou à l’école et, de même fatigue et stress pour effectuer les courses de fin de semaine. La foule des grandes surfaces et des embouteillages du weekend, le repas avalé en trois minutes dans un environnement bruyant…

 

 

Les conflits dans le couple sont tellement usants que la situation familiale arrive à un point de rupture au sens propre (séparation) et au sens figuré dépression… Soucis financiers:  crédits, traites, impôts… Déracinement:  changement de ville ou de région, immigration… LIsolement affectif et social des citadins ou des ruraux, quelles qu’en soit les raisons, objectives (petite localité, difficulté d’accès) ou subjectives.

Tous ces types de dépression sont de plus en plus fréquentes et l’on retrouve tous les éléments décrits ci-dessus. Un stress important (échec sentimental, scolaire, ou professionnel, rupture, séparation, deuil, maladie physique) peut bien évidemment engendrer  un état dépressif sur une personnalité névrotique, donc déjà plus réceptive et fragile.

 

 

Dépression en rapport même avec la névrose

Après un certain temps d’évolution, un anxieux peut ne plus supporter ses symptômes multiples, un phobique peut être obligé de rester confiné chez lui. L’obsessionnel peut être épuisé par des rituels contraignants ; de telle sorte qu’il finit par décompenser sur un mode dépressif. Ces formes sont voisines de la dépression d’épuisement, mais plus spécifiquement avec la pathologie névrotique.

 

 

Dépression par réactivation de conflits

Certaines situations peuvent réactiver des conflits névrotiques anciens,  et mal résolus. Il peut s’agir du mariage d’un enfant ou d’une promotion sociale ou professionnelle, renvoyant à notre abandon.

Il faut rappeler que les frustrations sont source d’agressivité et que celle-ci engendre  la culpabilité ; l’agressivité a alors tendance à se retourner sur le sujet lui-même.

 

 

 

Diagnostic du syndrome d’abandon dépressif névrotique

 

 

 

  • L’anxiété est généralement intense, parfois un peu théâtrale dans ses modalités d’expression .
  • Le contenu des thèmes dépressifs est en rapport avec l’événement causal éventuel ou, à défaut, reste compréhensible par l’observateur.
  • La patient peut se faire des reproches mais veut aussi qu’on l’écoute, le plaigne, le réconforte.
  • Cependant le plus souvent il accuse plutôt autrui ou la fatalité, et à tendance à s’apitoyer sur son sort.
  • Se plaint désespérément de son état physique, psychique de son asthénie et de son sentiment d’impuissance (également l’impuissance des médecins et des médicaments à le guérir).
  • L’avidité et la dépendance affective peuvent prendre un caractère tyrannique et agressif à l’égard de l’entourage.
  • D’une manière générale, le sujet est très sensible momentanément aux paroles de réconfort.
  • Le ralentissement psychomoteur est discret, ce qui permet une présentation plus dramatique de l’anxiété et des plaintes.
  • Ainsi que des troubles fonctionnels, c’est-à-dire des manifestations de la névrose sous-jacente.
  • Notre  sujet se projette bien dans la réalité et recherche le contact avec autrui.
  • D’autres comportements «  pseudo-suicidaires », voire le chantage au suicide apparaissent comme « modérément authentiques ».
  • Cependant  il ne faut jamais sous-estimer le risque suicidaire car, bien que moins important que la mélancolie, il reste toujours présent.

 

 

 

La dépression réactionnelle à l’abandon

 

 

 

L’évolution est fluctuante mais souvent favorable sous l’effet du traitement thérapeutique. Dans nombre de cas cependant, l’évolution se fait vers le passage à la chronicité, marquée ensuite par  des phases d’aggravation périodiques.

 

Le pronostic dépend
  • De la personnalité névrotique sous-jacente ;
  • Des stress psycho-sociaux actuels et futurs ;
  • Bonne qualité de la relation thérapeute-patient ;
  • Qualité de soutien de l’entourage ;
  • Précocité et  adéquation des thérapeutiques, mais aussi de la confiance du sujet ;
  • La précocité de la réinsertion professionnelle (en cas d’arrêt maladie).

 

 

Complications

Les complications possibles sont :

  • Un risque suicidaire ;
  • Secondairement un risque de récidive sur un terrain plus vulnérable encore ;
  • Tersio un risque de conduites addictives (alcools, drogue, sur consommation médicamenteuse) ;
  • Ensuite le risque de passage à la chronicité avec ses corollaires fréquents : perte d’emploi, pension d’invalidité, isolement social.

 

 

 

La dépression réactionnelle

 

 

 

Il s’agit de la survenue d’un état dépressif à la suite d’un événement considéré comme pouvant être traumatisant pour la majorité des personnes. Cependant Il faut donc un stress majeur (Rupture, deuil, licenciement, maladie grave, etc.) et une proximité de temps : Plus il y a de temps qui s’écoule entre le traumatisme et l’état dépressif, et moins le lien de causalité sera évident. Bien souvent, ces états dépressifs surviennent chez des sujets prédisposés par leur immaturité, « infantilisme lié à l’abandon etc. » Leur intolérance à la souffrance et à la frustration est inhérente à un besoin d’être constamment rassuré.

 

 

Sortir la dépression réactionnelle à l’abandon

 

 

 

L’hospitalisation est nécessaire en cas de risque suicidaire marqué, de culpabilité importante, d’isolement social ou de conflits trop marqués avec l’entourage. Ne négliger pas la dépression en lien avec un abandon, ou une peur de l’abandon. Je constate qu’un certain nombre de personnes venues me consulter pour dépression,  avaient  vécu une forme d’ abandon pendant leur enfance.

Pour sortir de la dépression réctionnelle à l’abandon, il faut avoir des références, et des aptitudes professionnelles « plurithérapeutiques ». Celles-ci sont explicitées sur mon profil.

 

 

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