Séduire à tout prix est une attitude  que l’on retrouve  souvent chez les personnes qui sont dans une dépendance affective, et qui souffrent d’abandon…

 

 

 

 

 

 

Vouloir séduire à tout prix n’est pas l’apanage des donjuans, c’est aussi un des moyen de combler un manque d’amour. Le besoin de se rassurer par la séduction est important, quitte à rendre son partenaire jaloux. Voyons comment cela se manifeste chez celui ou celle, qui multiplie les conquêtes, et qui ne peut pas s’empêcher d’être infidèle.

 

 

 

Séduire à tout prix

 

 

 

 

La dépendance affective « du séducteur de la séductrice »  se traduit  par la peur de ne plus être aimé. Or séduire devient un  besoin compulsif. Prenez conscience que votre dépendance affective est souvent inhérente à un syndrome d’abandon. De fait, vous ne pouvez pas vous empêcher d’avoir  des comportements équivoques. Conscients de mal faire, et ignorant de la portée de vos actes,  cela devient un besoin fondamental qu’il faut assouvir rapidement. Vous tentez de vous raisonner, mais rien n’y fait?  Vos émotions, vos désirs l’emportent sur votre raison.

 

 

 

Le besoin de séduire à tout prix trouve son origine dans la peur de ne plus être aimé, mais pas que! Le séducteurs  (trices) recherchent également un moyen de valoriser leur estime personnelle. Un couple unit par le mariage ne suffit pas à enrayer chez celui ou celle qui a peur de ne plus être aimé, de se contenter de son conjoint. De peur d’être quitté parce qu’il doute avant tout de lui, d’elle, et de la possible longévité de son couple, ils (elles) vont chercher ailleurs d’autres personnes pour leur assurer que s’ils venaient à perdre l’être cher, ils ne seraient pas seul?

 

 

 

 

La peur de ne plus être aimé

 

 

 

La peur de ne plus être aimé est mettre en lien avec l’amour conditionnel. Avez-vous pu constater durant votre enfance que si vous ne vous comportiez pas d’une certaine façon, vous étiez menacez de ne plus être aimé? J’entends  souvent les mêmes schémas se reproduisent lorsque mes consultants me décrivent les attentes de leurs parents. Ce qu’ils faisaient n’étaient  jamais assez bien. Ils n’étaient pas aimés pour eux, mais pour ce qu’ils faisaient. Julien me raconte:

 

Lorsque j’étais un enfant mon père n’a cessé de me dévalorisé, de m’humilier. Je ramenais de bonnes notes, et j’étais le deuxième de ma classe. « Oui mais tu n’es pas premier me dit-il! »  Aucune félicitation ni encouragement. Jamais rien. Et ma mère, qui m’avait promis un scooter si je réussissais. Mensonges… Il y avait toujours un prétexte fallacieux. D’ailleurs le pire c’est qu’elle disait m’aimer, mais tout dans son comportement témoignait du contraire. J’avais une petite copine, mais elle ne l’aimait pas, et voulait que je romps avec elle sous prétexte qu’elle voulait mon bien. Je sais tout cela aujourd’hui mais je ne peux m’empêcher de reproduire des comportements ambivalents.

 

Le mécanisme de défense de Julien est de chercher le regard approbateur, et valorisant  des femmes qu’il n’a pas eu auprès de sa mère ni  de son père. L’interprétation subjective de Julien a été de croire que s’il ne correspondait pas aux attentes de ses parents il serait abandonné.

 

 

 

 

Séduire à tout prix

 

 

 

La double contrainte

Séduire à tout prix peut comporter une double peur d’être abandonné. En effet les séducteur marié, ou la séductrice qui multiplient les conquêtes parce qu’ils se sont sentis abandonnés durant l’enfance créent une nouvelle peur, et bien actuelle. A force de tromper leur conjoint, ils ont peur cette fois-ci d’être abandonnez une seconde fois.

La culpabilité génère les schémas de pensée Suivant: Elle, ou il, va finir par découvrir que je la  trompe, et c’est sûr, elle, il va finir par m’abandonné. Les tensions dans le couple naissent sans qu’il y a de signes apparents, mais celui ou celle qui commet l’adultère devient très méfiant. Il a peur d’être découvert et donc, en voulant se montrer innocent, il se trahit lui-même (elle-même). Ils deviennent irritables lorsque que l’on leur fait une remarque. Ils se fourvoient, et se justifient pour des choses qui n’ont rien à voir avec leurs écarts. Ces comportements provoquent donc la méfiance et la suspicion.

 

 

 

La peur d’être abandonné (e) se confirme

Sache que ce que nous redoutons finit toujours par arriver. C’est cette fameuse loi d’attraction qui fonctionne beaucoup plus, par un état d’esprit guidé par la peur. Or les suspicions, les tensions du couple, engendrent ce que l’abandonnique redoute le plus. La peur de l’abandon.

 

Ce nouvel abandon les confirme dans leurs croyances selon lesquelles, on ne peut faire confiance  aux autres. « Un jour ou l’autre, ils finissent tous par nous abandonner ». Dans les prochaines relations, ils seront encore plus méfiants, plus exigeants, voire plus agressifs…De même, ils sont convaincus qu’ils seront encore abandonnés s’ils s’investissent dans une relation affective. Alors ils ne s’engagent plus en argumentant que l’autre ne correspond pas du tout à ce qu’ils attendent. Ils trouvent des défauts chez eux, en les exagérant. D’ailleurs  c’est « l’arbre qui cache la forêt ».

 

Lorsque les consultants parlent des problèmes de leur couple, ils s’arrangent souvent pour recevoir notre approbation. Sara rencontre toujours des hommes mariés, ou des hommes à problèmes. Ceux-ci ne sont jamais assez bien pour elle. Quand elle m’en parle, je ne peux qu’adhérer à ses propos, mais je sais par expérience que la « vérité est ailleurs ». Faire entendre et accepter aux consultants qui ont une part de responsabilité dans ce qu’ils leur arrivent, surtout pour ceux et celles qui ne sont pas conscients de souffrir d’une peur de l’abandon est délicat.

 

Mes patients viennent à  me consulter parce qu’ils sont tombés sur mon site par hasard en faisant des recherches sur un problème affectif particulier. Ils se reconnaissent dans ce que je décris, et veulent en savoir plus, même s’ils ne sont pas encore convaincus d’avoir été victime d’abandon.

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