Comment apprendre à s’aimer, et à s’accepter pour réussir, avoir confiance, et attirer l’amour!

 

 

 

 

S’aimer soi-même

 

Beaucoup peuvent vous dire de vous-aimer vous-mêmes, mais savent-ils comment faire pour s’aimer? C’est un vaste sujet que de celui de s’aimer, or si je décide d’écrire sur ce sujet, c’est pour vous dire comment, mais surtout pourquoi vous n’y arrivez pas malgré le comment?

 

 

Lourd est le fardeau de la dévalorisation, de l’autopunition, du sentiment de culpabilité, du manque d’estime personnelle... On vous a peut-être inculqué comme à beaucoup d’autres, l’idée qu’il est mal de s’aimer soi-même. Ne soyez pas égoïste nous dit la société. Aime ton prochain, nous exhorte l’église. Mais il est un précepte que tout le monde semble oublier: aime-toi toi-même. C’est précisément ce que vous allez devoir mettre en pratique pour jouir pleinement du moment présent…

 

 

 

S’aimer soi-même

 

 

 

S’aimer soi-même n’implique nullement une attitude proche de l’égocentrisme ou du narcissisme. Cela n’a strictement rien à voir avec le fait de raconter à tout à chacun qu’on est quelqu’un de sensationnel, ou d’accaparer l’attention pour gagner l’approbation des autres. En fait rien n’est plus éloigné de la vérité: C’est parce que l’on manque de confiance en soi et d’estime personnelle, qu’on roule les mécaniques pour essayer de séduire autrui. Autrement dit, on s’évalue soi-même  en fonction de l’image que les autres se font de nous. Sinon on n’éprouverait pas le besoin de les convaincre.

Ce n’est pas non plus exiger d’être aimé par les autres. (Voir dépendance affective) Il suffit de s’accepter intérieurement, et le point de vue d’autrui n’a rien à voir dans cette affaire. C’est  aussi accepter ce qui vous différencie des autres, (votre propre singularité). C’est ne pas vous juger en fonction de ce que vous ne réussissez pas, comme à chaque fois que vous adoptez une attitude d’autodénigrement, vous donnez le (bâton pour vous battre).

Se  sous-estimez, c’est se comparez aux autres en fonction de critères d’ordre sociaux, et parentaux… Les injonctions du type; il faut être le meilleur, peut mieux faire, il ne faut pas se montrer vulnérable etc,  sont autant de croyances qui vous limitent.

 

 

 

Aimer l’enfant en vous

 

L’amour de soi doit venir naturellement d’une nourriture affective prodiguée par des parents aimants. En réalité, combien d’entre nous se sont véritablement sentis aimés pour ce que nous étions. Les messages sociaux sont accablants. On dit: « Tu es un méchant garçon » au lieu de  » Tu t’es mal conduit »; « Maman ne t’aime pas quand tu te conduis comme çà »,  au lieu de » Maman n’aime pas que tu te conduises comme çà ».

 

Peut-être vous avez pu interpréter ce message par:  » Puisqu’elle ne m’aime pas je suis un bon  à rien » au lieu de:

 » Elle ne m’aime pas, ça la regarde,  et même si cela me déplaît, je suis toujours quelqu’un d’important.

Seulement il n’en n’est rien, l’enfant n’est pas intellectuellement et émotionnellement en mesure de prendre de la distance avec ses messages.

R.D. Laing résume dans knots*.  Le processus par lequel on intériorise les pensées des autres en les rapportant à sa valeur propre:

Ma mère m’aime, et Je me sens bien. Je me sens bien parce qu’elle m’aime.

Elle ne m’aime pas. Je me sens mal dans ma peau. Je me sens mal dans ma parce qu’elle ne m’aime pas.

Je suis méchant parce que je suis ma dans ma peau. Je me sens mal dans ma peau parce que je suis méchant.

Et je suis méchant parce qu’elle ne m’aime pas. Elle ne m’aime pas parce que je suis méchant.

 Réapprendre à s’aimer

 

Rompre avec les habitudes du passé n’est pas tâche aisée. Le processus par lequel l’enfant intériorise les pensées des autres dans le cas ci-dessus entraîne des sentiments de culpabilité. La culpabilité nous empêche de nous estimer, de nous aimer à notre juste valeur. En effet comment peut-on s’aimer en se jugeant responsable de (l’amour manqué).

Tant que ces relations (parent-enfant) restent ponctuelles, elles ne sont pas  susceptibles de causer trop de dommage pour notre estime personnelle. Par contre quand ces situations se répètent, elles  induisent inévitablement chez l’enfant des  sentiment de dévalorisation qui se répercute sur la confiance et l’estime personnelle. Nous pouvons toujours comprendre que nos parents ont fait de leur mieux.

Qu’ils ne sont pas parfaits, et qu’eux aussi n’ont fait que transmettre à leurs enfants que ce que l’on leur a donné comme amour, reconnaissance sécurité et bienveillance. Il nous incombe donc de choisir la personne que nous voulons devenir en changeant nos modes de pensées et de comportements. Une volonté et une discipline consentie pour apprendre à nous aimer et à nous accepter peut alors être envisagée. Toutefois les choses ne sont pas aussi simples quand des traumatismes empêchent la volonté de s’aimer.

Le syndrome d’abandon et la dépendance affective sont inhérents à ses traumatismes de carences affectives.

Ce n’est pas tant que les parents ne veulent pas témoigner leur amour, mais c’est qu’ils ne peuvent où savent pas comment  donner de amour. Le vécu d’une consultante  vient illustrer mes propos.

 

 

Magalie 32 ans est venue en consultation pour maîtriser ses colères. Pour faire court, l’analyse met en exergue que ses colères sont avant tout diriger contre ses parents. Ceux-ci étaient en conflits permanents. Son père alcoolique trompait et violentait sa mère. Quand elle tomba malencontreusement enceinte d’une petite fille (Magalie).  Elle voulu se faire avorter parce qu’elle ne supportait pas de porter l’enfant de ce mari violent.  Mais en dépit des circonstances elle du garder l’enfant pour des raisons de santé.

Se trouvant contrainte d’élever un enfant qui est le fruit d’une relation destructrice, elle abandonna son devoir de mère bienveillante et sécurisante en délaissant sa fille.  L’enfant se trouvant ainsi rejeté trouva refuge et affection avec son père qui lui-même compensait son manque affectif et ses frustrations. A l’âge de l’adolescence cette relation pseudo-fusionnelle cessa. Elle ne pouvait plus compenser le rejet de sa mère par l’affection de son père.

La poussée hormonale, le besoin de s’affirmer pour son autonomie se fit jour. Elle fit ses premières rencontres amoureuses et sexuelles et se détacha de son père. Ne supportant pas l’éloignement de Magalie, Il la répudia en proférant des propos très dévalorisants. Les colères de Magalie avaient leur raison d’être: elle fut délaissée par sa mère puis par son  père.

Autant vous dire qu’en matière d’estime personnelle, il y mieux!   Surtout qu’à l’état fëtal, les études scientifiques ont démontrées que l’enfant ressent les humeurs et les émotions de la mère, quand elle décida  de se faire avorter. Quel est le lien entre culpabilité et amour de soi? Quand l’enfant se sent rejeté, inconsciemment, il en déduit  que c’est de sa faute, il n’a pas su se faire aimé.

Donc il fait en sorte d’attirer l’attention sur lui en exprimant ses frustrations par des colères.  Ces colères sont considérées  par les adultes comme des enfants capricieux. En fait il n’en n’est rien, la colère n’était que le symptôme mis en avant pour cacher une détresse plus profonde. Alors, comment s’aimer  après çà?

 

Lorsqu’il subsite un fond de culpabilité, vous en arrivez à vous dévaloriser, et à rejeter tous les compliments extérieurs. Voici quelques exemples ci-dessous.

 

 

 

La culpabilité et l’aversion de soi

 

Rejeter les compliments. («Oh! Cette vieille histoire?…Non, je ne me suis pas conduit comme un grand chef, j’ai eu de la chance, voilà tout! »)

S’excuser quand on vous félicite de votre élégance. « Ma coiffeuse est sensationnelle. Elle serait capable de rendre un crapaud séduisant ».

« Croyez-moi, c’est ma façon de m’habiller qui vous donne cette impression », « Le vert est ma couleur ») Attribuez à d’autres ce qui doit légitimement vous revenir.

«Heureusement que Michel était là. Sans lui, je ne serais rien » Moi je me suis contentée de superviser. » Se référer à autrui dans la conversation.

 » Mon mari dit que… »,  » Ma mère estime que… »,  » George n’arrête pas de répéter que… » Chercher l’assentiment d’autrui quand vous formulez une opinion.

 » N’est-ce pas mon chéri?)  » C’est ce que je disais, tu es témoin, Marc? Demandez à mon mari, vous verrez bien! ».

Refuser de commander quelque chose dont vous avez envie, non point que ce soit une folie (encore que vous vous retranchiez derrière cette raison) mais parce que vous pensez que vous ne le méritez pas.

Ne pas vous acheter quelque chose parce que vous considérez que vous devez l’acheter pour quelqu’un d’autre, encore qu’un tel sacrifice ne soit pas impensable;

Ou ne pas vous offrir ce qui vous ferait plaisir parce vous n’en n’êtes pas digne.

Renoncer à des petits plaisirs comme des vins fins ou des choses que vous aimez parce que ce serait du gaspillage.

Vous vous retournez quand quelqu’un s’écrie au milieu de la foule:  » Salut l’ahuri! »

Se donnez à vous-même (et demander aux autres de les utiliser) des sobriquets qui sont, en fait péjoratif tels que: Minette, Bécassine, tête d’œuf, Gros lard, etc.

Penser qu’un ami, ou votre amoureux qui vous offre un bijou, quelque chose dans le genre: « Tu dois sûrement avoir chez toi un tiroir rempli de cadeaux pour les autres filles. »

Croire quand quelqu’un vous dit que vous êtes belle:  » Tu es aveugle ou tu cherches à m’amadouer. »

Lorsque  quelqu’un vous invite au restaurant ou au spectacle: « C’est  comme ça que cela commence, mais combien de temps est-ce que cela va durer quand il s’apercevra de ce que je suis réellement? »

Et penser, lorsque qu’ une  jeune fille accepte le rendez-vous que vous lui donnez, qu’elle agit ainsi uniquement par charité.

 

Les raisons de ne pas s’aimer

 

Pourquoi quelqu’un choisit-il de ne pas ‘aimer? Quels avantages en tire-t-il? Examinons les profils fussent-ils malsains, d’une telle habitude. Dès lors, pourquoi avez-vous choisi de faire votre procès, même sur des points qui vous paraissent de peu d’importance? Peut-être, tout simplement qu’il est plus facile de dire amen à ce que proclament les autres que de penser à soi-même.

Décidez de choisir de ne pas vous aimer, et de vous déprécier en plaçant autrui au-dessus de vous, que se passera-t-il? Aurez-vous  une excuse toute prête pour expliquer que vous n’êtes pas aimé?  Vous exprimerez en ces termes. « Je ne mérite pas qu’on m’aime ». Alors vous allez éviter tous les risques qui vont de pair avec l’établissement d’une relation d’amour, et partant de là  toute possibilité d’être rejeté ou désapprouvé est éliminée.

Vous trouverez plus facile de rester tel que vous êtes. Tant que vous êtes indigne, à quoi bon essayer de vous épanouir, de vous améliorer ou d’accéder à d’avantage de bonheur. Les autres s’apitoieront sur vous, vous prêteront attention, et peut-être même vous approuveront-ils.

C’est un élégant substitut aux risques d’entreprendre une relation amoureuse. La compassion et l’attention que l’on vous accordera seront vos compensations à votre solitude. Vous aurez de nombreux boucs émissaires ou situations sur lesquels rejeter la responsabilité de votre misère. Vous pourrez vous lamenter en vous abstenant d’agir.

 

 

 

Pour ce faire, lisez-dessous ce que vous faites contre vous!

  • Etre en mesure de meubler l’instant présent par de petites dépressions sans devoir adopter un comportement qui vous aiderait à être différent. L’apitoiement sur soi sera votre échappatoire.
  • Devoir être un bon petit garçon ou une bonne petite fille retrouvant les réactions de l’enfance qui cherche à plaire « aux grandes personnes «que vous appris à considérer comme supérieure. La régression est plus sure que le risque.
  • Consolider votre comportement visant à vous appuyer sur les autres, en considérant que ceux-ci ont plus d’importance que vous. C’est profitable, même si parfois c’est nocif.
  • Incapable de vous prendre en charge, et de vivre comme vous l’entendez, tout simplement parce que vous ne vous sentirez pas digne du bonheur auquel vous aspirez.

 

Rappelez-vous que le seul critère de la vie, c’est la croissance et que refuser de se développer pour devenir un être aimé et aimant est un choix fatal. Maintenant vous voici armé de ces aperçus révélateurs sur votre comportement. Choisissez donc de mettre en pratique un certain nombre d’exercices cognitifs et comportementaux facilitant l’amour de soi.

 

 

Exercices pour apprendre à s’aimer et à s’accepter

 

Placez-vous devant votre miroir et répétez tous les matins dix fois de suite: « je t’aime (votre prénom) ou si cela est difficile, commencez par « je décide de m’aimer et m’accepter comme je suis ».

Apprenez à vous féliciter chaque fois que vous accomplissez une tâche, même de moindre importance. Dites  » Je suis fier(e) de toi (votre prénom).

Prenez conscience de l’auto dévalorisation, et reformuler vos pensées. Le stratagème consiste à rectifier le tir en disant, par exemple:

 » Je viens de parler de chance, mais la chance n’a rien avoir la dedans. J’ai eu cette bonne note parce que je la méritais.

Cherchez à avoir d’autres réactions quand autrui vous manifeste de l’amour ou tente de vous montrer qu’il vous accepte tel que vous êtes.

Afin  de répondre automatiquement par le scepticisme devant un geste d’affection, dites: « Merci » ou « Je suis content que vous pensiez cela. »

S’il y a quelqu’un que vous aimé vraiment; dites-lui franchement: « Je vous aime » et, en guettant la réaction de l’intéressé, félicitez-vous d’avoir sauté le pas.

 

Apprendre à s’aimer et à s’accepter

 

Au restaurant commandez le plat dont vous êtes gourmand, même si c’est cher. Faites-vous plaisir parce que vous le méritez.

Proscrivez les sacrifices sauf lorsqu’ils sont nécessaires – et c’est bien rare.

Après une matinée bien fatigante et un repas copieux, faites une petite sieste ou allez-vous promener, même si vous êtes débordé de travail.

Cela vous aidera à vous sentir cent fois mieux.

Eliminez la jalousie en reconnaissant que c’est une façon de vous rabaisser vous-même.

Se comparer à quelqu’un et s’imaginer qu’on vous aime moins que ce quelqu’un, c’est considérer que les autres sont plus importants que vous.

 S’apporter à soi-même peut aussi se traduire par une nouvelle façon de traiter son corps.

Par exemple, choisir des aliments sains, faire du sport; faire régulièrement de la marche à pied ou de la bicyclette, respirer l’air pur parce que c’est agréable…

Ne juger pas votre  valeur en fonction de ce vous réalisez, mais de ce que vous êtes. Vous pouvez cesser d’établir un rapport direct entre vos performances dans tous les domaines et votre valeur personnelle.

Il se peut que vous perdiez votre emploi ou que tel ou tel projet sur lequel vous travaillez se solde par un échec. Il se peut que vous n’aimiez la façon dont vous avez réalisez ceci ou cela.

Mais cela ne veut pas dire que vous êtes nul. Vous devez vous convaincre que vous valez quelque chose, indépendamment de ce que vous avez accompli.

C’est aussi absurde de faire dépendre sa valeur d’une réalisation externe que de lier cette réalisation à l’opinion d’un tiers.

 

 

Toutes ces attitudes ci-dessus sont celles des gens qui s’aiment eux-mêmes. Elles peuvent souvent être en contradiction avec les leçons que vous avez apprises en grandissant. Aujourd’hui vous pouvez décider de vous aimer sans tenir compte des influences extérieures. Optez pour l’assouvissement personnel que vous pouvez donner du plaisir. Si vous n’êtes pas heureux, votre partenaire ne peut pas l’être.

En conclusion, on ne peut pas s’aimer, si l’on pas reçu d’amour. Ces carences affectives génèrent des dépendances affectives, et des peurs comme: la peur de l’abandon, peur de dire, de mal faire, d’exprimer ses besoins. Quand ses peurs deviennent exacerbées, ce sont des phobies, et  autres pathologies symptômatiques pour en arriver à de la dépression chronique sur le long terme.

Ne laissez pas une mauvaise estime personnelle devenir votre identité. Voyez-par vous-même avec plus d’acuité comment cela se manifeste dans vos rapports avec les autres. Si vous ne le percevez pas, c’est que la composante émotionnelle est trop forte pour en avoir le recul.

Faites un pas en direction de vous-mêmes, c’est déjà un acte d’amour de soi…

 

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