Les phobies simples ou phobies spécifiques. La thérapie comportementale et l’hypnose! est  « la méthode thérapeutique » efficace dans la thérapie des phobies!

 

 

 

Lorsque l’angoisse arrive à son paroxysme, les phobies sont à la croisée des chemins. Si vous souffrez de phobies, ce qui va suivre va surement vous intéressés.

 

 

 

Qu’est-ce qu’une phobie?

 

Comment surviennent les phobies?

 

D’où viennent les phobies?

 

L’interprétation psychanalytique de la phobie

 

La vision comportementaliste de la phobie

 

 

 

 

Qu’est-ce qu’une phobie?

 

 

 

 

La phobie est une peur d’un genre particulier, disproportionnée par rapport à la réalité, ne pouvant ni être expliquée ni raisonnée, allant au-delà du contrôle volontaire et conduisant à l’évitement de la situation redoutée.  L’anxiété phobique se produit seulement en présence d’une situation ou d’un objet bien déterminés amenant le sujet à utiliser des stratégies d’adaptation qui lui permettent de faire face à la situation tant redoutée.

La prise d’alcool, de tranquillisants, ou le port d’objet fétiches font partie de ces attitudes. Il s’agit par conséquent d’un trouble anxieux mais qui peut devenir fortement invalidant et amener le sujet à demander un aide thérapeutique.

 

 

On recense les phobies spécifiques et les phobies complexes. Parmi les phobies spécifiques, on distingue quatre grandes classes de phobies : la phobie des animaux, les phobies sociales, l’agoraphobie, la claustrophobie, les phobies des milieux élevés (acrophobie), les phobies des transports comme l’avion, le RER par exemple ; enfin, les phobies des éléments (orage, vent, eau). L’éreutophobie (peur de rougir en public) et le trac des comédiens ou des musiciens qui se produisent sur scène entrent dans la catégorie des phobies sociales.

 

 

A côté des phobies spécifiques coexiste les phobies complexes. Les phobies complexes concernent l’ensemble des sensations désagréables éprouvées en situation sociale et engendrées par l’idée d’être ridicule ou de ne pas être à la hauteur par rapport aux autres. Le plus important est de distinguer par exemple une phobie sociale de la timidité qui est une conduite non pathologique, particulièrement fréquente dans l’enfance et l’adolescence. Ne pas oser s’inscrire à une activité sportive ou culturelle malgré l’envie qu’on en ait, ne constitue pas une phobie sociale. Celle-ci à la différence de la timidité, est une source de stress intense ; elle est envahissante et altère profondément les choix affectifs, scolaires ou professionnels.

 

 

 

 

Comment surviennent les phobies?

 

 

 

Le contexte familial phobique

Le contexte familial peut jouer un rôle considérable. Des parents phobiques peuvent transmettent leurs peurs à leurs enfants. Si les parents ont tous les deux une phobie sociale, c’est-à-dire une forme de peur des autres, l’enfant apprendra lui aussi cet évitement d’autrui. Du fait d’avoir vu ses parents vivre repliés sur eux-mêmes, n’invitant presque personne ou presque, ne sortant pratiquement pas dans les lieux publics…l’enfant ainsi élevé dans ce confinement social n’aura pas l’occasion d’apprendre les attitudes ni les stratégies de communication pour échanger avec d’autres ses idées, ses émotions et ses sentiments. La phobie sociale peut s’apprendre ainsi au cours des années.

 

 

Une autre manière de transmettre une phobie est l’expression émotionnelle, faciale en particulier, manifestée par les parents. Si, à la vue d’une araignée ou d’un serpent, un mouvement de recul est amorcé, accompagné d’une grimace de dégoût et de peur, l’enfant en déduira que l’objet qui est en face de lui suscite la peur et il apprendra à s’en méfier.

Des parents peuvent ainsi transmettre une peur de l’eau avec les meilleures intentions du monde. « Si tu t’approches du bord, tu risques de tomber et je ne pourrais pas venir te chercher ». Sans parler de l’évocation de souvenir ou de faits traumatiques, comme les récits de noyade et d’enfant sauvés in extremis. Les risques de transmission familiale multiplient par trois le risque de phobie.

 

 

 

Le conditionnement phobique

La phobie peut être une conduite acquise. Ainsi la conjonction simultanée de certains facteurs de notre environnement nous amènerait brutalement à devenir phobique. Exemple : On présente à un enfant un rat blanc en frappant deux barres métalliques l’une contre l’autre, on produit en fait un bruit qui fait peur à l’enfant. La peur du bruit est alors associée au rat blanc. Ainsi l’association phobique a été provoquée expérimentalement. L’enfant se met alors à avoir peur des objets de couleur blanche et a peu près de la même taille que le  rat blanc. De quoi faire réfléchir au rôle de certains stimuli, qui même totalement neutre nous font peur.

 

Inversement on a placé loin de l’enfant le rat blanc tout en lui proposant des activités agréables. L’enfant, au bout de quelques minutes, a arrêté de pleurer et s’est intéressé aux activités ludiques. Au fil des jours, le rat a été de plus en plus rapproché de l’enfant et celui-ci n’a plus montré de réaction de peur. La peur peut donc être déconditionnée.

 

 

 

 

Comment apparaît une phobie?

 

 

 

 

  • Un événement neutre – arrivée du métro dans la station par exemple – se produit simultanément avec un événement déclenchant une réaction physique et psychique – syndrome grippal avec fièvre et sensation de malaise. Une association psychologique se construit. Le sujet associe le malais physique avec le métro.
  • Ensuite la seule apparition du métro suffira à déclencher la sensation de malaise, alors que le syndrome grippal a disparu.
  • Dans un temps plus ou moins long, les situations analogues à l’événement neutre telles que métro, train, autobus, autocars…vont déclencher aussitôt une pareille expérience émotionnelle pénible de peur intense.
  • Le sujet développera alors des comportements d’évitement de toutes ces situations qui provoquent la réaction émotionnelle, sans pour autant que sa réaction soit comprise.
  • L’association négative serait une construction favorisée par des règles mentales de danger, qui se serait construite au cours de l’enfance, en interaction avec l’entourage et l’environnement.
  • Les règles mentales de danger donneront un autre relief à la réalité vécue qui sera perçue comme une menace.
  • Toutes les informations provenant de l’environnement et du sujet seront alors envisagés sous l’angle du drame. Le déclenchement de ces raisonnements est automatique et indépendant de la volonté de la personne.

 

 

 

Quand la phobie se généralise

Apprendre une réaction comportementale ne suffit pas toujours à élucider le processus phobique. Des stimuli peuvent avoir une origine interne. Par exemple des situations matériellement différentes peuvent avoir en commun le thème de rejet affectif dans la mesure où le sujet est troublé par le rejet. Il est donc fondamental de repérer toutes les situations source. Exemple le syndrome d’abandon réel ou imaginaire peut provoquer une réelle phobie de l’abandonLes sujets ayant peur d’être abandonné éviteront de s’investir dans les relations affective. Leurs stratégies d’évitement seront  celles d’abandonner pour ne pas être eux-mêmes abandonnés.

 

 

 

 

 D’où viennent les phobies?

 

 

 

Il existe une diversité de mécanismes psychologiques, biologiques, génétiques, affectifs dans le développement des phobies. Aucun facteur ne semble prépondérant pour la constitution des phobies, mais un ensemble de facteurs peuvent être observés.

 

  • Un événement émotionnellement pénible
  • La constitution d’un conditionnement ou d’une réaction comportementale phobique
  • Des capacités d’adaptation au stress submergée
  • Des traits de personnalité favorisants
  • Des attitudes familiales copiées
  • Des facteurs de transmission génétique
  • Des informations anxiogènes

 

 

L’interprétation psychanalytique de la phobie

D’un point de vue psychologique, les psychanalystes considèrent la phobie comme un mécanisme de défense qui provoque le déplacement de l’angoisse sur un objet phobique extérieur. L’histoire du petit Hans relaté par Freud L’explique. Un père avait amené son enfant parce qu’il présentait une phobie des chevaux. Il apparut rapidement que Hans n’avait pas une angoisse indéterminée à propos des chevaux, mais que sa crainte, c’était d’être mordu par les chevaux. A cette époque Freud pense que la phobie est due au refoulement des pensées libidinales à la suite d’interdits parentaux. Ce refoulement provoque l’angoisse qui se fixe alors sur un objet pathogène, en l’occurrence ici le cheval. Le cheval est le substitut paternel ; le contenu de l’angoisse – être mordu par le cheval – n’est autre que la crainte d’être châtré par le père.

 

La vision comportementaliste de la phobie

Les comportementalistes considèrent la phobie comme un comportement « acquis », suite à une expérience désagréable. L’enfant associe l’expérience de peur au stimulus. Puis, la confrontation (réelle ou imaginaire de courte durée, avec les stimuli, favorise la persistance et l’accroissement des réactions phobiques.

Personnellement je ne réfute aucune des deux interprétations parce que je pense que l’angoisse, quand elle arrive à son paroxysme et qu’elle devient difficilement supportable, il se produit un déplacement de l’angoisse sur un objet de substitution. Aussi la phobie peut être apprise par répétition du stimulus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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