Avec l’écoute active, vous évitez les mauvaises interprétations et les sujets de discordes…

 

 

 

Qu’est-ce que l’écoute active? Est-ce que vous vous sentez véritablement écouté dans votre couple, dans votre vie? Et vous! Est-ce que vous écoutez vraiment les autres? Apprendre à écouter pour favoriser des relations épanouies.

Voici un extrait de Christophe André sur l’écoute qui relate dans le livre « Trois amis en quête de sagesse ». L’écoute est une démarche d’humilité, ou l’on fait passer autrui avant soi-même. Les narcissiques dit-il écoutent mal, et dans les moments où nous sommes anxieux, euphoriques ou habités par des préoccupations centrées sur nous-mêmes, nous ne sommes pas capable d’une écoute de qualité !

 

 

 

Savoir écouter

 

 

Pour rentrer dans le vif du sujet, rien de telle que l’expérience vécue. Je vais donc vous parler du manque d’écoute ressenti lors de plusieurs consultations chez des médecins spécialisés et des frustrations qu’elles produisent. Il faut savoir que pour poser un diagnostic précis nous  devons bien  écouter son patient, et je suis bien placé pour évoquer le sujet parce que c’est la base même de ma profession de psychothérapeute. Si l’écoute fait défaut entre des interlocuteurs qui ne sont pas formés à l’écoute de qualité, le problème devient très important quand c’est un professionnel, ou une figure faisant d’autorité envers lequel on vient s’épancher qui ne nous écoute pas ! Mais qu’est-ce que le communiquant attend ? Attend-il juste un récepteur, ou une réponse juste et au moment précis ?

 

 

L’écoute active

Ecouter au sens générique c’est se faire entendre, c’est percevoir chez l’écoutant une bienveillance et une empathie, qui n’interrompt pas le locuteur. En effet il est très frustrant de ne pouvoir aller jusqu’au bout de sa pensée. Par manque de considération pour autrui, on s’imagine souvent qu’on sait ou notre interlocuteur veut en venir, et qu’on a déjà cerné son problème.

Avec condescendance, on donne parfois des réponses prématurées, incomplètes et inadaptées. Même si le conseil est judicieux, on empêche la personne de dire tout ce qu’elle a sur le cœur. Et encore, rester silencieux alors que celle-ci termine son allocution peut entraîner de surcroît une réflexion chez elle, lui permettant de reconsidérer son propos et d’ouvrir une perception différente de son premier énoncé…

Si beaucoup de personnes se plaignent que  personne ne s’intéresse pas à eux,  les politiciens en sont de parfaits exemples. Les protagonistes commencent par s’interrompre, puis, lorsque cela ne leur suffit pas, ils en viennent à parler tous en même temps, comme si laisser parler l’autre était non seulement un signe de faiblesse, mais aussi une peur d’être fustigé dans notre discours, d’être invalidé dans notre estime personnelle, et du fait, l’ego se charge d’hausser le ton…

 

 

L’écoute active

 

 

Le manque d’écoute

Voici donc les situations ou je ne me suis pas senti écouté. J’ai été opéré  pour une de prothèse de hanche, et au bout de trois mois environ, la rémission aurait dû être totale selon les médecins. Mais les douleurs à l’aine ne sont jamais parties. Je ne peux plus lever la jambe en étant couché et les douleurs tendineuses etc, engendrent de nouvelles douleurs au dos. Pour info le Psoas iliaque est relié au sacrolombaire. Mon chirurgien me dit qu’il en faut pas s’inquiéter, et que la douleur va partir toute seule. Elle ne sait pas attarder sur ma douleur mais sur la mobilité de la jambe qui selon elle était parfaite. Je suis donc ressorti sans solution. Je lui ai parlé d’infiltration et elle m’a dit que c’était un risque d’infection, mais que l’on verra plus tard…

 

J’ai donc opté pour une pose de semelles orthopédiques pour rééquilibrer, du moins je le croyais. Quand j’ai posé la question au podologue sur les causes de mes douleurs inhérentes à la hanche, il m’a répondu : « Ce n’est pas mon domaine ! » Ici aussi, je n’ai pas eu de réponses sur mon problème. Par désespoir de cause, j’ai  consulté un acupuncteur,  et j’ai essayé de lui soutirer des informations rassurantes puisqu’il ne me posait  aucune question pour tenter de comprendre mon handicap. Là aussi j’ai eu l’impression que mes douleurs étaient feintes ou ignorées.

 

Ces exemples personnels reflètent  bien les spécialisations des praticiens qui ne sont pas formés à accueillir les douleurs au sens large du terme, telles que : le stress, l’anxiété, l’angoisse etc. Nous connaissons bien  l’origine des troubles psychosomatiques, et point de guérison, sans une approche globale du patient. A oui j’oubliais, j’ai repassé un scanner couplé avec une échographie pour déceler une inflammation des tendons et le radiologue qui n’était qu’autre que le patron de cet hôpital, «  me rassure » en me disant que la prothèse est bien place, qu’il n’y a pas de décèlement etc. Il rétorque qu’il ne faut pas s‘inquiéter et que je trouverai la solution.

 

Donc c’est à moi que revient la tâche de trouver le traitement approprié à mon problème ? Je rêve ! Il n’a pas été en mesure de me dire, ce que je devais faire, et pour clôturer le tout, la radiologue en échographie ne trouve rien, et me renvoie chez mon chirurgien. Me dit qu’il faut lui en parler, car c’est peut-être un frottement du tendon sur la prothèse. « Oui je lui réponds,  mais elle m’a dit que tout  allait bien la dernière fois que je  l’ai vue ». « Et bien changer de chirurgien me répond- elle !»

Autant dire, que l’on a de quoi se mettre en colère quand toutes nos tentatives de faire écho à notre problème ne trouve aucune résonance…

 

 

 

L’écoute active

 

 

Nous ne prenons pas la mesure de l’impact, que le manque d’écoute peut avoir sur nous. Une personne qui ne se sent pas écouté peut devenir méfiante, arrêter de faire confiance aux autres, et s’isoler de plus en plus. Etre reconnu dans les difficultés que nous traversons, c’est déjà se sentir écouter ; L’écoute un acte d’empathie et de compassion, et dans une société comme la nôtre dite évoluée,  et où chacun passe son temps dans un univers virtuel, il  n’y a plus de place pour l’autre. L’égoïsme et l’égocentrisme qui caractérise de plus en plus l’humain ne permet plus de tisser le lien  de pure nature…

 

De moins en moins écouté, les gens se méfient. Ils deviennent tellement méfiants que lorsque que l’on s’adresse à eux, ils répondent agressivement ou déforment les propos. L’indifférence engendre la méfiance et les préjugés….

 

 

 

L’écoute active « traquer les préjugés »

 

 

Pour écouter vraiment, il faut être vigilant sur les parasites de l’écoute. Ils  tendent à nous proposer des jugements hâtifs en référence à notre histoire personnelle. Nous réagissons par des réflexes qui nous poussent à balancer des : « Ca me rappelle mon frère, « J’ai vécu la même chose que toi, enfant », « A mon avis tu devrais faire comme cela, etc ». Ecouter, c’est arrêter de se faire passer avant l’autre, en croyant que nous détenons la réponse à son problème, alors même qu’il n’a  rien demandé. En s’insinuant dans la conversation alors que l’interlocuteur n’a pas encore fini d’exprimer ce qu’il pense, nous lui refusons le droit d’aller jusqu’au bout de son ressenti, de sa pensée etc.

 

Recevoir quelqu’un et ne même pas attendre qu’il finisse son énoncé, c’est nié l’importance de ce qu’il évoque. Les ( je vous comprends) n’ont pas toujours une juste résonance, s’ ils sont souvent mal amenés, même s’il sont souvent bien attentionnés. Dire que l’on comprend quelqu’un peut être une parade face au désarroi de la personne, et mal placé s’il sonne faux. Mieux vaut s’abstenir quand on ne sait pas,  et qu’est-ce qui nous fait croire l’interlocuteur attend une réponse? Le soutien, l’écoute est peut-être simplement un acte de présence.

 

 

L’écoute active dans le couple

 

 

 

La fatigue, le découragement, la peur, la colère et toutes sortes de préoccupation sont autant  d’éléments qui altèrent la qualité de notre écoute. Sans vraiment être présent, nous sommes à côté de notre interlocuteur. D’où la nécessité d’écouter notre corps, l’esprit et le mental pour rester présent.

Si par exemple nous choisissons un temps de parole pour écouter notre conjoint. Au préalable, il y a quelque chose qui ne vas pas, et en toute personne intelligente, on se dit qu’il faudrait qu’on en parle. On a laissé des tensions s’installées, des doutes planés, et on propose donc d’en parler. Viens le moment où chacun peut ressentir une émotion intérieure, et à peur de ne pas être entendu. Il ou elle sait qu’à chaque fois que ce sujet précis et récurent va être abordé, que l’autre se met en posture de défense pour justifier son comportement. Car son comportement est déclenché par l’attitude de l’autre…

Des rapports de force vont s’installés et chacun va renvoyer à l’autre son incapacité d’écouter. Mais que faut-il faire pour apprendre à écouter ?

 

 

 

L’écoute active

 

 

 

Outre ce que je viens de citer précédemment, qu’est-ce qui rend difficile l’écoute ? Tout d’abord il y a une différence  quand l’on ne se sent pas impliqué, et quand l’on doit s’écouter mutuellement pour exprimer nos besoins et nos désirs insatisfaits. Dans un couple,  ou la charge affective est prépondérante, l’écoute devient difficile. Si nous n’arrivons pas à suspendre notre ego, le temps sera d’écoute aléatoire. (L’autre peut monopoliser le dialogue) ; A La peur (tergiversation, on ne va pas  au vif du sujet qui nous préoccupe, on déforme la réalité).

 

A la colère qui  inhibe toute possibilité d’écoute.  A nos mécanismes de défenses plus généralement, ou l’on rumine ce que nous avons à dire en faisant abstraction des propos du conjoint. Lorsque nous mettons le doigt sur une faille volontairement ou pas, rapidement l’autre cherche à se trouver des excuses en nous reprochant que nous faisons pareil, ou rentre dans le déni. Dès que la personne est dans le déni, la situation se complique et ressemble à une partie de ping-pong. Chacun est sûr d’avoir raison, et tous apportent des preuves attestant de la conduite inadmissible de l’autre : « Tu ne m’écoutes pas ! » « Mais c’est toi qui ne m’écoutes pas !  Etc ».

 

 

 

L’écoute active dans le couple

 

 

 

Apprendre à écouter, c’est accepter que nous ne détenons pas la vérité universelle et que chacun d’entre nous, à une vision et une interprétation des événements qui lui sont personnel. Tentez de les faire adhérer à nos références qui sont : notre expérience, nos croyances et nos systèmes de valeur, c’est nier leur individualité. Par exemple une personne voit une couleur verte, et l’autre voit une couleur turquoise qui tire plus vers le bleu. Comme dans les palettes de couleurs, il existe une multitude de nuances.

 

Les nuances sont des perceptions de réalité qui définissent en partie la personnalité de chaque individu. Quand ses nuances s’opposent, il faudrait se mettre à la place de l’autre pour appréhender son mode de communication verbale et para-verbale pour rentrer en congruence. C’est l’empathie et la bienveillance qui fait valeur de sens à cet instant précis dans la relation d’écoute. Sans cette empathie, impossible d’écouter l’autre. L’empathie est un sujet très vaste pour le développer ici. Elle résulte d’une évolution  ou l’autre n’est plus perçu comme une menace, mais comme un « autre nous » que nous ne désirerons pas blesser…

 

 

 

L’écoute active

Il ne nous viendrait pas à l’idée de nous faire du mal, volontairement et pourtant c’est ce que nous faisons régulièrement en ne nous écoutant pas. D’ailleurs comment pourrions écouter les autres, si nous n’arrivons à nous écouter. Bien entendu, je ne veux pas mentionner l’écoute égocentrée et égoïste, mais  l’écoute de son Soi, de ses élans, de ses vrais besoins. A ne pas confondre avec nos désirs fantasmatiques pour combler un vide, ou pour répondre à une société qui pense pour vous, et qu’au final vous écouter…

 

Il est évidemment  bien plus facile d’écouter les messages véhiculés par les médias plutôt que d’avoir une écoute attentive sur ce que doit être notre évolution. Je constate, que de plus en plus de patients de tout âge n’ont jamais appris à s’écouter. Ils ont peur de qu’ils pourraient découvrir et qui pourtant les feraient évoluer. S’ils arrêtaient un peu de se juger, comme ils le font en jugeant les autres, les échanges seraient des partages, ou chacun en retirerait une expérience évolutive et constructive.

 

Dans le prochain article j’aborderai l’écoute de votre corps. Il vous renseigne sur votre état émotionnel, et mental…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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