Comment ne plus être manipuler par ses propres pensées?

 

 

 

 

 

 

Produire des pensées qui nous accrochent, des pensées convaincantes, c’est ce que fait notre intelligence. C’est bien naturel car c’est en réussissant à nous convaincre qu’elle nous a permis de si bien contrôler notre environnement extérieur. Mais que faire quand ces pensées qui nous accrochent nous poussent à adapter des comportements qui nous sont néfastes?

Nos pensées sont comme des représentants de commerce. Les meilleurs vendeurs sont-ils ceux qui vendent les meilleurs produits ou encore les produits dont nous avons le plus besoin? En fait quand le produit est inutile (même néfaste) le vendeur se doit d’être bon!

Certaines de ces pensées sont de très bonnes vendeuses. Leur secret? Nous dire: Attention, moi je ne suis pas une pensée, je suis une réalité, une constatation donc tu as déjà ce que je vends. Il ne te reste plus qu’à payer!  Les plus collantes, celles qui nous accrochent le plus sûrement avancent masquées. Elles se font appeler des réalités, ou des constatations afin de dissimuler le fait que, comme les autres, elle ne sont que des pensées!

 

 

 

Dites stop à vos pensées négatives!

 

 

 

 Les pensées, ce sont les passagers de votre bus!

Vos pensées sont soient constructives ou contre-productives. Elles sont liées à votre expérience personnelle. Vos Souffrances,  échecs,  valeurs, croyances, réussites. Elles ont crées des pensées qui vous reviennent systématiquement à l’esprit par l’intermédiaire de sensations, d’émotions, de sentiments etc.

Imaginez que vous êtes le chauffeur d’un bus et que les passagers sont vos émotions vos pensées, vos images, vos sensations corporelles qui montent et descendent. Impossible de les empêcher de monter. Certains sont agréables et bien élevés. D’autres sont loin d’être plaisant. Leur dire de cesser leur tapage et de retourner s’asseoir au fond ne suffit pas à les calmer. Les faire descendre, et c’est la bagarre générale. Aucun ne descends, sauf les moins coriaces et pendant tout ce temps votre bus n’avance plus! Vous restez sur le bas-côté coincé dans la lutte avec tous vos passagers.

De quoi les passagers vous menacent-ils. Leur pire menace n’est-elle pas « Fait ce que je dis. Sinon, nous allons venir à l’avant,  et te forcer à nous regarder et à nous entendre? Quoi qu’ils disent aucun ne peut nous forcer  à faire quelque chose que nous choisissons de ne pas faire. Au-delà de leurs menaces vos passagers (vos pensées) vous ont-ils vraiment physiquement blessé(e).

 

 

 

 La pensée à ses raisons…

L’une des activités principales de l’intelligence est de chercher, concevoir et fournir des raisons. Elle cherche systématiquement des causes à tout. Une fois ces raisons conçues, elle va chercher à nous les vendre et nous convaincre. Nous apprenons très tôt à donner des raisons pour justifier notre comportement. Dès nos premières bêtises, il nous faut répondre à la question: « Pourquoi as-tu fais çà »? Si les raisons données sont bonnes, nous pouvons le plus souvent éviter une punition; Si elles sont « mauvaises », les conséquences peuvent être déplaisantes.

Nous ne pouvons pas empêcher notre intelligence de chercher, de produire et de nous vendre des raisons, ni même de changer le ton sur lequel elle nous parle. Par contre, rien ne nous oblige à acheter les raisons qu’elle nous vend.

 

 

L’évitement expérientiel

Quand les pensées nous accrochent, nous renonçons tout naturellement à avancer dans la direction que nous avons choisie afin de les éviter, ou de nous y conformer. Dans ces situations, nous cherchons à éviter les expériences inconfortables. En psychologie, on appelle cela l’évitement expérientiel. Plus que des objets, des personnes ou des situations données, ce que nous cherchons à éviter ce sont nos ressentis et les expériences intérieures que ceux-ci peuvent occasionner.

L’évitement expérientiel est une source importante de souffrance. En n’avançant plus dans nos directions importantes afin d’éviter certaines expériences, nous nous condamnons à une vie qui se rétrécit en se vidant progressivement des actions qui comptent vraiment. Et ce rétrécissement est cause de plus grande souffrance encore.

 

 

 

Comment arrêter de penser négativement?

Et s’il était possible d’utiliser le langage pour déminer les pièges du langage? Si vous avez une ou plusieurs pensées récurrentes qui vous font particulièrement souffrir, notez-le sur une feuille. Relisez ces pensées et observez bien tout ce qui vous vient, en particulier vos sensations corporelles. Est-ce qu’il y a un endroit où vos sensations sont plus intenses qu’ailleurs? A présent, recopiez vos phrases en préfaçant chacun des mots suivants: « J’ai la pensée que… »

Relisez ce que vous vous venez d’écrire en observant bien tout ce qui vous vient et en observant tout particulièrement vos sensations corporelles. Vos sensations étaient-elles aussi intenses lors des deux lectures?

Préfacer nos pensées difficiles par les mots « J’ai la pensée que... » ou encore ‘J’observe que j’ai la pensée que… » est souvent un moyen efficace de diminuer la puissance des mots et créer un peu de distance avec nos émotions. N’hésitez pas à vous en servir.

 

 

Pensée utile ou pensée stérile

Est-ce que votre pensée est utile ou stérile? Presque 90% de nos pensées sont stériles, donc inutiles, voire néfastes. Elles prennent votre énergie et sont contre productives. En outre, votre boîte à penser ne s’arrête jamais. Est-il possible de la discipliner? Oui par la méditation. Pas pour fuir vos pensées et faire le vide dans votre esprit, mais plutôt pour observer la pensée sans qu’elle vous envahissent, vous perturbent. En méditant, par l’observation des pensées qui arrivent, elles perdent leurs pouvoirs inconscients (collectif et individuel).

 

 

Analysez vos pensées

En comprenant vos pensées récurrentes, vous trouverez les causes de vos frustrations, de vos besoins insatisfaits et  de vos condtionnements inopérants à long terme. Par exemple les; « Il faut, je dois! » sont des obligations qui vous mettent une pression. Si vous ne le faites pas, il y a un chatiment qui va vous tomber dessus. Bien sûr la réflexion ne vas pas jusqu’à ce point d’analyse. Pourquoi? les émotions liés à des situations refoulées sont porteuses d’angoisses ingérables par votre esprit conscient. Votre pensée d’angoisse est enfermée dans une boîte et cogne contre les murs « votre tête » et cherche à sortir par tous les moyens, et c’est pour cela qu’elle revient tout le temps et parfois sous forme d’obssession pour les cas les plus importants.

 

 

Dansez avec vos pensées!

Une autre méthode pour décrocher les pensées est de les (répéter à haute voix ou silencieusement) très lentement, de plus en plus lentement, ou encore très rapidement, de plus en plus rapidement. Nous pouvons aussi leur donner la voix de personnages de films ou de dessins animés, de notre politicien le moins apprécié, ou bien encore le chanter sur l’air d’un tube du top 50!

Nous pouvons également imaginer que nos pensées apparaissent comme des fenêtres publicitaires sur un écran d’ordinateur. Pourquoi ne pas imaginer nos pensées inconfortables diffusées par un poste de radio scellé dans le mur: Radio mauvaises nouvelles ou France angoisse…Nous ne pouvons ni baisser le volume, ni changer les stations et nous sommes obligés d’entendre les émissions, mais rien ne nous oblige à suivre les conseils sortis du mur.

Vous pouvez vous-même inventer vos propres techniques de déminage. La seule limite est votre imagination et le seul critère que ces techniques fonctionnent pour vous.

 

 

 

Conseils pour avancer par la thérapie cognitive

 

 

 

 

A première vue, les exercices de déminages peuvent apparaître loufoques, ridicules et inefficaces. Je vous encourage cependant à les explorer. Ils peuvent être très puissants s’ils sont absorbés avec souplesse et l’esprit ouvert. N’hésitez pas à faire montre de créativité et à développer vos propres techniques de déminage. Certaine pensées peuvent faire très mal:  » Je suis un raté », « je suis une mauvaise mère »,  » personne ne m’aimera jamais »,  » je suis stupide », « personne ne soucie de moi », « je ne plus supporter çà, autant mourir! ».

Quand nous achetons ce que nous vendent de telles pensées, notre souffrance se multiplie au point où nous pouvons facilement en arriver à désespérer complètement, c’est à dire, à acheter d’autres pensées encore plus sombres.

Nous pouvons aussi retomber dans la lutte, par exemple en voulant qu’une technique particulière ait comme résultat de faire baisser l’intensité émotionnelle d’une de nos pensées. Si face à vos pensées et vos émotions les plus difficiles, vous observez que vous n’êtes pas d’accord et que ça coince, c’est sans doute qu’au plus profond de vous-mêmes, des problèmes plus importants subsistent, et votre esprit cogite sans cesse dans les situations qui vous affectent ne sont pas réglées. Peut-être avez-vous eu à vivre:

 

Loin d’être exhaustive, cette liste, vous pouvez la compléter par vos besoins insatisfaits, et vos frustrations etc. Sachez toutefois qu’en négligeant des pensées récurrentes, elles peuvent se transformer en symptômes chroniques. Souvent c’est votre enfant intérieur  qui essaye de vous parler. Ne le laisser pas tomber…

 

 

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