Découvrez comment surmonter vos angoisses, et pourquoi vos peurs relèvent d’une angoisse existentielle?

 

 

 

Comment surmonter vos angoisses? Les clés pour ne plus être angoissé. L’angoisse existentielle  est à la fois, la  peur de la mort, peur de la division, peur du vide, peur de l’abandon, peur du néant, peur de vivre,  et peur de ne plus exister. Elles représentent le fondement même de toutes nos angoisses. Nous l’éprouvons en venant au monde, et elle fait partie des évènements naturels de l’existence. Le confinement exacerbe ses peurs, et parfois elles deviennent des pathologies très préoccupantes. Lorsque les angoisses arrivent à leur paroxysme, la phobie, la dépression, et tout autre troubles de la personnalité peuvent se manisfester.

 

N’attendez pas d’arriver dans un état psychologique et affectif qui peut laisser des séquelles irrémédiables. L’angoisse existentielle est tenue responsable de nos projections, de  mécanismes de compensations et de dépendance, du besoin d’être reconnu, de la peur de l’inconnu, et paradoxalement d’exister. Comment se manifeste l’angoisse existentielle?

 

 

 

Comment surmonter vos angoisses?

 

 

 

Les compensations

 

 

Tout d’abord votre ego va tenter de satisfaire les besoins de votre personnage sans totalement pouvoir y arriver. (Entendons par « personnage » la personnalité que vous vous êtes construite pour compenser la peur du non-être). Le sain égoïsme permet de s’oublier dans une activité qui nous rend heureux, mais L’égocentrisme ne le permet pas, car la peur de ne pas exister, de perdre le contrôle et de ternir son image préoccupe sans cesse celui qui en victime. Dans son monde il ne peut y avoir ni détente ni abandon. Les compensations sont liées aux sensations.

Qu’est-ce que je reconnais par moi-même, en moi-même, qui me donne le gout de vivre ?

Si l’on peut répondre à cette question on fait un grand pas en avant. Cela risque d’entrainer un conflit avec le personnage sur le cours terme, mais d’apporter des satisfactions durables sur le long terme. Si l’on est reconnu pour une capacité que l’on n’apprécie pas soi-même, ou si personne ne remarque une de nos compétences, on fait appel à une compensation pour compenser le déficit d’amour. « Satisfaire le besoin de reconnaissance : telle est sans doute la vraie raison des systèmes compensatoires ».

 

 

L’addiction

Il n’est pas facile d’admettre que rien ne nous satisfait de façon durable, que la main reste toujours en partie vide, à tenter de saisir quelque chose qui ne se laisse pas prendre. Pourtant, ce goût de la plénitude qui existe en nous ne peut être qu’une simple tromperie de la nature. Ne serait-il pas plutôt un guide susceptible de nous montrer le chemin vers un accomplissement plus grand? Par exemple :  Est-ce qu’il y a quelqu’un qui fume quand vous fumez ? Autrement dit : Est-ce qu’il y a quelqu’un qui savoure ? Votre geste de fumer est-il celui d’une personne consciente ou une activité purement mécanique ?

 

Plus précisément : Est-ce qu’il y a quelqu’un qui fume où êtes-vous brûlé par la cigarette, cherchant dans cette brûlure une intensité que votre vie ne vous offre pas ? En effet, ce n’est pas toujours le plaisir qui répond le mieux à l’insatisfaction fondamentale ; il arrive fréquemment que nous provoquions un inconfort de surface pour faire diversion.

 

Lorsqu’il y a sur la scène quelqu’un qui est conscient de son geste et qui le déguste, nous sommes du côté de la récompense, de la célébration de la vie. Lorsque que nous sommes enfumés par nos peurs et nos attentes magiques, nous sommes du côté de la compensation, et lorsqu’une même façon de compenser devient un besoin irrépressible auquel il faut répondre sous peine d’en éprouver de l’angoisse, et même de la culpabilité,  la compensation s’est transformée en compulsion. Nous entrons dans le domaine de l’accoutumance.

 

 

 

Comment surmonter vos angoisses?

 

 

 

 

Quand mes patients me consultent, c’est rarement parce qu’ils ont peur de la mort, du non être et du néant etc. Leur mal-être ne s’exprime même pas en demande bien précise concernant leurs symptômes manifestes qui sous-tend une angoisse existentielleLe refoulement de l’angoisse existentielle, donc du non être est à la racine même du problème. Il faut agir avec prudence, et non pas mettre en exergue l’angoisse existentielle, mais accueillir ce que vient livrer le patient. Le processus thérapeutique sans être figé doit répondre à des étapes essentielles pour qu’il y ait assimilation, intégration dans l’être, et non pas dans le personnage d’emprunt.

 

Je compare souvent les consultations avec ma patientèle en faisant la comparaison en début de consultation avec la  métaphore suivante : « Nous allons commencer par élaguer la couronne de l’arbre : (les problèmes visibles ; symptômes, comportements dysfonctionnels), ensuite nous descendrons sur les branches (les conditionnements, croyances, schémas reproduits), le tronc en est le socle sur lequel repose nos fondations comme : (les valeurs, le système éducatif, les traumatismes) pour enfin finir sur les racines de l’arbre, qui comme son nom l’indique sont  profondément enracinées dans l’inconscient collectif et dans  le transgénérationnel (la peur de la mort, le karma, la religion et toute autre forme de spiritualité) rarement remis en question.

 

 

 

Comment si libérer de l’angoisse existentielle?

 

 

 

 

Il est quasiment impossible de ne plus subir d’attentes ni de peurs. Les unes et les autres continuent à vivre en nous. Cependant, elles perdent la force de nous contraindre ou de nous définir à mesure que nous avançons. Dans la vie quotidienne, le changement est difficile; il s’inscrit presque nécessairement dans un débat intérieur entre la personnalité protectrice et l’individualité créatrice – débat qui est le lot de toute personne qui décide de sortir de l’inconscience. Yung souligne que cela est nécessaire à l’évolution psychologique mais très inconfortable.

 

Souffrir d’une source d’angoisse consciente porte moins à conséquence qu’en souffrir de façon inconsciente. L’angoisse consciente est féconde, elle signifie que les conditions qui nous emprisonnent n’ont plus la force de nous contraindre. Toutefois l’indépendance se paie chèrement: notre personnalité souffre de la remise en question de nos certitudes qui, malgré les contraintes qu’elles entraînent, ont le mérite d’assurer notre survie. Du fait tant que l’on survit il n’y a pas de problèmes. Les difficultés, les vraies, se sont celles qui demandent un discernement constant, des choix clairs et une orientation précise. Autrement dit, une nouvelle vie, intense et passionnante qui nous rapproche d’un bonheur durable est possible pour tous,  mais elle se gagne de haute lutte.

 

 

 

Vivre le moment présent!

 

 

 

Plus nous sommes dans la délectation du moment présent, plus se développe en nous un sentiment d’unité et d’appartenance à tout ce qui est,et  plus nos angoisses existentielles se calment pour faire place à la sérénité. Nous n’avons plus besoin que le regard de l’autre nous prouve que nous existons puisque nous goûtons à l’existence, nous la savourons à chaque respiration.

Comme des gens sculptent leur image corporelle, vous pouvez sculpter votre univers intérieur.

 

La condition de cette œuvre est que vous acceptiez tout ce que vous êtes, et tout ce qui a dans le monde sans jugement. Parce que vous n’êtes pas ce monde et cette humanité, dans tous ces travers et dans toute cette lumière. Vous êtes beaucoup plus que ce monde matérialisé…Donc une fois que vous êtes moins préoccupé d’appartenir à ce monde « votre propre importance » vous pouvez commencer à faire votre tableau à votre goût. Le monde et ses matériaux constituent l’étendue de votre palette.

 

Cependant chaque fois que vous croyez avoir besoin de quelque chose, cette chose commencera à vous manquer. Elle deviendra une obsession ou une compulsion. Vous tenterez de contrôler la source et de ménager le peu que vous avez. Vous vous croirez dans l’indigence. Vous envierez tous ceux qui semblent posséder plus que vous. Chaque revendication est une prétention qui referme la porte de l’extase naturelle.  » Vous n’avez rien à dire à ce qui arrive parce que tout est parfait. Comprenez ( acceptez ce que qui est ) Donc Que vous soyez dans le manque ou l’abondance, tout est parfait. Tout est parfait dans le sens que vous avez sans cesse accès à l’information nécessaire pour voius comprendre et lever les obstacles qui entravent votre route.

 

 

 

Le sentiment de sa propre importance

 

Le sentiment de notre propre importance est le poids qui nous alourdit et qui génère l’angoisse existentielle. C’est votre personnalité qui exige que vous soyez « ce quelqu’un reconnu » qui vous rend dépendant des autres et de vos possessions qui ont le pouvoir de vous contraindre. Là où vous devriez attacher de l’importance, c’est peut-être l’importance de ne plus attacher de l’importance ! Tout vient et tout repars comme des nuages faisant un bref passage dans le ciel de notre vie. Rien ne dure, mais tout est éternel, c’est le concept d’impermanence ou tout est destiné à mourir pour mieux renaître.

 

 

Le besoin d’être reconnu

Le » besoin d’être reconnu » est la façon universelle qu’ont les êtres humains de contrer l’impression d’un abandon et le sentiment de rejet. (L’angoisse liée à la séparation d’avec la mère va stimuler chez l’enfant un besoin ardent d’exister dans les yeux des autres). Par la suite ce besoin de reconnaissance sera au cœur de la création d’une image sociale à laquelle nous ne dérogeons pas volontiers de crainte de perdre le sentiment de valeur propre qu’elle nous procure. Si la personnalité sert de bouclier de protection, le besoin de reconnaissance va servir de pont vers les autres.

 

Les projections

Nous voyons, ou du moins nous croyons voir, dans le regard des autres ce que nous pensons de nous. Et sans nous douter un instant que c’est seulement ce que nous pensons! Ce faisant, nous nous livrons à une des activités favorites de notre intellect: la projection. Le retrait des projections consiste à faire l’effort d’observer si ce dont j’accuse l’autre ne serait pas un aspect de moi-même.

 

 

Aller vers le meilleur de soi

On ne devient maître qu’à partir de ce que l’on pratique chaque jour. Cela vaut aussi bien pour la maîtrise de nos états intérieurs, que pour la maîtrise d’un instrument. Comme pour tout voyage il faut consentir à un moment de transition qui nous dérange. Il bouscule nos vieilles habitudes et notre bien être. L’appel du connu est terriblement persistant. En raison de l’attraction qu’il exerce encore pour des plaisirs éprouvés dans le passé, le périple peut sembler long. D’innombrables allers-retours s’effectuent. Des milliers de promesses ne sont pas tenues. Peu à peu cependant, de nouveaux goûts se développent et il devient de plus en plus facile de se situer dans la nouveauté. On a moins peur des réactions des autres et de leurs jugements.

 

 

Comment surmonter vos angoisses?

 

 

 

Les bonnes excuses pour ne pas aller vers le meilleur de soi.
  • Excuse: « Je suis trop occupé! »

Traduction: « Je suis trop occupé à m’autodétruire, et à nourrir mes dépendances pour prendre la chance de briser mon schéma de comportement et me donner le temps de respirer. »

 

  • Excuse:  » Il y a trop de gens qui dépende de moi.

Traduction:  » Etre un sauveur apporte de nombreuse gratifications inconscientes. Je produis des choses utiles pour les miens. Je vois le fruit de mes efforts. Ils m’aiment. J’ai de la valeur à leurs yeux, donc j’existe.

 

  • Excuse:  » Si je ralentis, je ne gagnerai plus assez d’argent et mon niveau de vie va en souffrir ».

Traduction:  » Tant qu’aller vers la destruction, autant le faire dans le confort. C’est déjà assez pénible de changer, s’il faut que ce soit inconfortable en plus! »

 

  • Excuse:  » Je ne suis pas capable! C’est au-dessus de mes force. »

Traduction:  » Je suis prisonnier de mes schémas répétitifs et je ne vois pas comment je pourrai en sortir. Je ne réussi rien de ce que j’essaie. Finalement, je préfère le petit confort de mon malheur. »

 

  • Excuse: « Qu’est que vont dire les autres? »

Traduction:  » Je passe déjà pour quelqu’un de spécial, s’il faut que je commence à méditer, faire de l’exercice et à mieux m’alimenter, qu’est ce que mon entourage va penser? Ils vont me rejeter en bloc. »

 

  • Excuse: « L’expression, ce n’est pas pour moi, j’ai déjà essayé, çà ne donne rien. »

Traduction:  » M’ouvrir, m’exposer, prendre partie, exprimer mes opinions, ça me terrifie. J’aime mieux me retrouver tout seul, quitte à mourir dans mon coin plutôt que d’avoir à affronter le regard le regard des autres. »

 

  • Excuse:  » Je sais que compenser ça ne me fait pas du bien, mais je peux arrêter quand je veux. »

Traduction:  » Je sais bien que je me raconte une histoire mais je préfère ça aux difficultés réelles. »

 

  • Excuse:  » Je n’en crois pas mes yeux, je suis réellement en train de me détruire par moi-même. Je ne pensais pas que je pouvais véritablement passer à côté de ma vie. Je suis malheureux, mais je ne suis pas le seul à rater mon coup. »

Traduction:  » Je n’ose pas revendiquer mon propre pouvoir car être victime à des avantages. Finalement, je suis obnubilé par cette autodestruction. »

 

  • Excuse:  » J’ai déjà fait un grand effort de changement, pourquoi devait-je en faire d’autres? »

Traduction:  » Ces remises en question perpétuelles me dérangent. Pourquoi faudrait-il aller jusqu’à remettre toute notre personnalité en question? C’est idiot à la fin. »

 

 

Comment surmonter vos angoisses?

 

 

 

Se reconnecter à son soi

 

 

Il est faux que le pire ne demande pas d’efforts alors que le meilleur en demande beaucoup. Le drogué peut accomplir des prouesses pour se procurer sa drogue. Pour aller vers le meilleur de soi sans trop d’effort. Il s’agit de commencer sans trop y penser, en suivant la ligne de moindre résistance, celle qui est dégagée de tout débat intérieur, qui offre un simple mouvement, un glissement vers ce qui juste.

 

 

C’est la personnalité qui entrevoit le meilleur de soi comme un effort à faire. Le changement n’est pas plus lourd que la prochaine pensée qui définit notre réalité. Vous croyez déjà faire des efforts, et vous ne pensez pas en avoir les moyens physiques et psychologiques. C’est encore la personnalité, ou cette petite voix intérieure qui vous concainc qu’il est trop tard, trop tôt etc. En fait l’effort n’en n’est plus un dès que l’enthousiasme nous gagne. Ce constat est pertinent lorsque les consultants se réjouissent de venir en consultation pour recevoir un enseignement. Entendez par cette affirmation que le processus thérapeutique n’est plus perçu comme un fardeau dont on veut se libérer rapidement pour guérir de nos blessures, mais bien comme une invitation à un voyage à l’intérieur de soi.

 

 

Cela devient une découverte jubilatoire puisque en plus de se libérer de nos entraves « nos chaines », qui nous maintenaient prisonniers(ere), nous découvrons en allant vers le meilleur de soi des trésors cachés. N’est-ce pas ce que vous recherchez  à l’extérieur de vous-mêmes, alors que le trésor était en vous?

Allez un peu d’humour! Si vous voulez trouvez le « trésor en vous », il vous  faut un bon guide, alors faites-moi signe?

 

 

 

 

 

 

 

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