Découvrez pourquoi  les autres vous aiment, ou vous trouvent nul(le). Comment oser être soi-même

avoir confiance en soi, s’aimer et se respecter?

 

 

 

Si vous croyez ne pas être digne d’être à la hauteur, de mériter l’attention et de recevoir ce qu’il y a de meilleur, cela va forcément se confirmer dans votre vie. Dans mon dernier article,  » La peur de manquer de ressource »,  je vous ai dis que vous matérialisez ce que vous craignez. En fait vous créez votre réalité sans en avoir toujours conscience. Découvrez pourquoi, il ne vous arrive  rien d’extraordinaire, et  comment augmenter votre potentiel personnel.

 

Oser être soi, c’est  s’aimer, s’imposer, s’affirmer,  c’est attirer le respect. Mais de quoi cela dépend? Tout d’abord de l’estime que l’on a de soi-même, et ensuite de la force de caractère dont on est capable d’assumer. Savoir se faire respecter et aimé, c’est avant tout se voir comme digne d’intérêt, de considération et de mérite…

 

 

 

S’aimer c’est recevoir!

 

 

 

Attention il ne s’agit d’une vision égoïste, ou égocentrique de soi, c’est s’avoir s’accepter tel que nous sommes. Il y aune différence notable entre une personne qui s’aime avec ses défauts, et une autre qui ne s’aime pas et qui trompre  les autres avec une fausse confiance en soi.

 

Tout est fonction de l’amour reçu, et peut-être de complexes physiques qui ne correspondent pas aux standards de notre société. L’amour nous procure une véritable confiance en soi pour plus tard. Mais de façon exacerbée, comme une enfance surprotégée, cela provoque souvent des effets pervers à l’opposé de la confiance. Lâché dans la vie sans « filet parental » on n’ose plus, ou au contraire on ose trop.

 

On devient timoré ou arrogant en surestimant ses qualités.  L’inverse est tout aussi destructeur. Si vous avez été cassé par des parents dévalorisants répétant sans cesse « j’ai honte de toi, « tu es un bon à rien, idiot, incapable de faire quoi que ce soir », «  je ne peux pas te faire confiance, compter sur toi… »). Vous ne pourrez-vous regarder comme une personne digne d’attention. Les parents trop laxistes qui créent une fausse estime de soi chez leurs enfants les fragilisent dès que la vie leur flanque une gifle. Au contrario une véritable assurance résiste à l’échec et se renforce avec l’expérience.

 

 

 

 Le conditionnement féminin

 

 

 

L’inégalité des sexes est toujours d’augure et les quarante années de féminisme n’ont pas changé grand-chose à ce niveau. Du coup, même quand vous aimez « plutôt bien », vous ne vous aimé jamais assez, jamais vraiment, jamais complètement. Inconsciemment les autres le ressentent. Ils ne s’intéressent pas à vous ou décrochent rapidement sans chercher à vous connaître. Ils ont du mal à vous respecter comme vous en avez envie, et quand ils vous disent qu’ils vous aiment, vous les croyez à moitié. Forcément cela créé des frustrations et des malentendus dans vos relations professionnelles ou dans vos relations affectives. La dépendance affective, la peur du rejet, la peur de l’abandon sont des manifestations exacerbées d’une mauvaise estime de soi. Mais l’estime de soi n’est pas seulement psycholaffective, elle se construit tous les jours dans la confrontation avec le réel, et avec les épreuves qui se présentent à vous…

 

 

 

Comment se valoriser?

 

 

 

Comprenez quand vous dévalorisant, vous dévalorisez les autres. Pourquoi ? Parce que vous faites passer un message négatif qui consiste à dire : « vous êtes vraiment nuls de choisir un nul comme moi. » Inconsciemment, vous laissez entendre que vous ne valez pas la peine que l’on s’intéresse à vous, ou que l’on a tort de vous faire confiance. Et vous faites le vide autour de vous. Quand on n’arrête pas  de se déprécier, on s’isole et l’on finit par se convaincre que l’on a rien d’intéressant pour susciter l’approbation.

 

Au contraire si vous décidez de vous prendre pour un cadeau, vous valorisez tous ceux qui vous approchent de loin ou de près. Croyez en votre valeur et les autres y croiront aussi. Pour croire en votre valeur, arrêtez de vous dénigrer si vous ne réussissez pas quelque chose du premier coup, ou alors quand on vous fait un compliment par : « Oh c’est joli ce que tu as acheté aujourd’hui ! » Ne répondez-pas : « Oh ce n’est pas cher, ou j’ai fait une folie ». Croire en sa valeur, c’est assumer ce que nous sommes, et ce que nous faisons sans se critiquer constamment. Nous avons tous des défauts et personne n’est parfait. L’important est d’avoir de bonnes intentions et de ne pas jouer un rôle pour se faire aimer ou accepter par les autres. Parce que tôt ou tard le masque tombera et là nous aurons toutes les raisons de nous en vouloir.

 

 

N’attirez pas l’attention sur vos faiblesses!

 

 

 

Quand quelqu’un vous aime, il ne voit ni vos faiblesses, ni vos défauts physiques si vous ne les grossissez à la loupe. En attirant l’attention sur vos défauts dans l’illusion de vous faire accepter, sur vos faiblesses, actuelles ou passées, vous laissez entendre que vous ne valez pas la peine. Les autres ont besoin de se valoriser au travers de ce que vous représenté. Au contraire si vous montrez que  vous êtes une personne digne  de recevoir l’attention et que vous montrez vos bons côtés, les autres se mettront en quatre pour se montrer à la hauteur, et ne pas vous décevoir.

 

Attention ! Il ne faut pas confondre un réel mal-être, un état dépressif que seul un thérapeute possédant les compétences sera en mesure de vous aider…) Les gens respectent que ceux qui se respectent, et je pense que vous le constater tous les jours.  En jouant la victime, vous pouvez pendant un temps solliciter une fausse attention qui ne manquera pas un jour de vous desservir, si vous utilisez les autres comme un « déversoir ».

 

 

Comment oser être soi-même?

Personne n’est pas parfait. Vous avez vos faiblesses et vos défauts. Acceptez-les. Ne gaspillez pas votre énergie, et n’épuisez pas votre moral à « réparer ». Vous n’avez pas l’oreille musicale, laissez tomber le piano. Vous ne maîtriser pas Excel, revenez au papier crayon. Si vous n’êtes pas très ambitieuse, ne vous forcez pas à la devenir.

Quand on s’efforce de réparer un défaut, de développer une capacité pour laquelle on n’est pas doué, on peut bien sûr s’améliorer, mais on fait beaucoup d’efforts pour des résultats qui n’en valent pas la peine. En vivant sur vos faiblesses, vous mettez systématiquement à mal votre amour propre. Vous stressez parce que vous vous obsédez sur ce qui ne va pas chez vous. Et fait, vous perdez un temps précieux que vous pouvez utiliser plus efficacement en exploitant vos vrais talents.

 

Au contraire en vous focalisant sur vos seules qualités, en jouant uniquement sur vos points forts, vous entrez dans une dynamique de succès. Vous gagnez en confiance, et vous ne perdez plus votre temps à vous tracasser pour vos erreurs, à être contrarié par ce qui vous arrive, ni à vous inquiéter du lendemain.

Les personnes qui s’aiment, savent rire d’elles-mêmes, et reçoivent les critiques sans s’indigner, si elles n’ont pas pour bût de blesser. Vos réactions sont inhérentes à ce que vous pensez de vous-mêmes…

 

 

 

 

Débarrassez-vous des fausses obligations

 

 

 

Faites une liste de toutes les choses désagréables que vous avez faites ces six derniers jours. Quelles sont celles qui n’auraient rien changé à votre vie si vous ne les aviez pas faites, ou si quelqu’un d’autre s’en était charger à votre place. Ensuite, arrêtez! Arrêtez de faire le boulot des autres au bureau. N’acceptez plus les déjeuners ou les diners qui ne vous font pas vraiment envie.

 

Ne vous forcez plus à aller tenir la main à une bonne copine en pleine déprime ou à prendre des cours de tennis pour faire plaisir à votre homme. Tout ce que vous faites parce que vous vous sentez obligée de le faire, vous le faite mal, et donne une mauvaise image de vous.

 

Par contre en vous prenant pour une personne digne d’intérêt, vous ne tombez plus dans la solution de facilité qui consiste à faire ce que votre mère, vos copines ou votre conjoint attend de vous. Débarrassé(e) de vos fausses obligations, vous pouvez faire vos propres choix en fonction de vos propres besoins et de vos réelles possibilités. Vous agissez conformément à ce que vous pensez, sans ressentir de culpabilité ou de regrets excessifs même quand vous faites des bêtises ou que vous vous trompez.

 

 

 

Débarrassez-vous des croyances limitantes

 

 

 

Enfant, vous avez peut-être été soumis(e) aux jugements défavorables de vos parents et de votre famille. Votre maman disait : « Tu es insupportable, je ne veux plus te voir », votre frère vous claquait la porte au nez : « Laisse-moi tranquille, tu es trop petit(e) ». Adulte, vous encaissez comme tout le monde des critiques et des reproches. Votre patron vous dit : « Vous n’avez pas encore fait le compte rendu de la dernière réunion » ; votre chéri(e) « Tu vas sortir habillée comme ça ! » Tous ces messages négatifs, actuels ou passés vous programment pour penser et agir en fonction de la bonne ou de la mauvaise opinion que les autres ont ou peuvent avoir de vous.

 

Vous les avez intégrés sous la forme de commandements. Obligez-vous à en faire une liste aussi complète que possible : « Je devrais…/ J en devrais pas…/ », Il faut que…/Il ne faut pas que…/ », Je suis obligée de…/ Il faudrait que je…/ » Quand vous avez terminé, remplacez « devrais » par « pourrais », «  Il faut que je … » par «  Je pourrais… » et « Je suis obligé(e) de… » par  «  Je décide de… ». Ensuite, vous pouvez faire un tri.

 

Gardez tout ce qui correspond à vos valeurs, à vos convictions, ce qui est bon pour votre cote d’amour perso. Jetez le reste. En éliminant vos propres messages négatifs, vous échappez aux tentatives de manipulation des autres. Votre patron n’essaie plus de vous forcer la main pour une sortie dîner-boîte avec des clients en jouant la flatterie, et votre mère ne vous tente plus de vous culpabiliser…

 

 

 

Apprendre à voir le positif

 

 

 

Notre tête est comme une caisse enregistreuse. Tout ce que nous avons vécu au cours de la journée nous revient sans cesse en boucle, surtout les mauvaises nouvelles. Les réflexions désagréables que les autres nous ont faites, ainsi  que les remarques qu’on s’est faites à soi-même. Les critiques, les reproches, que vous avez encaissés dans la journée sont plus accrocheurs, vous marquent durablement si vous ne faites rien pour compenser.

Chaque soir, avant de vous endormir, vous devez décrasser l’amour propre exactement comme  vous vous nettoyez le visage. Pour cela, repassez-vous mentalement le film de vos succès. L’important n’est pas tant ce que vous avez fait, mais l’intention sincère de faire. Remettez-vous en mémoire les événements positifs de la journée. Pensez à tout ce que vous avez de bien, les choses importantes comme les petites. Revivez tous les moments où vous vous êtes senti séduisant, aimé, estimé. En prenant l’habitude de vous apprécier tous les jours, vous devenez moins susceptible. Vos relations avec les autres sont rapidement plus franches et plus détendues.

 

L’estime de soi

L’amour que l’on a de soi varie énormément en fonction des circonstances. Vous avez une baisse de forme, des problèmes dans votre couple, ou dans votre travail, vous vous aimez moins que d’habitude. Vous devenez vulnérable. Vous vous tracassez pour les erreurs que vous avez pu commettre. La moindre réflexion désagréable, le plus petit reproche, prend des proportions considérables. Dans ce cas vous devez vous remémorez vos succès des dernières semaines ou des derniers mois. Rappelez-votre fierté, combien c’est bon de s’aimer et de se sentie aimé, reconnu…

 

 

 

Avoir confiance en soi

 

 

 

Le sentiment de valeur personnelle est hérité de l’enfance (quand on n’a pas été élevé dans le respect de soi et des autres, on se montre souvent trop arrogant, mais elle peut se gagner, à force de travail sur soi. Lors d’un précédent article j’ai mentionné qu’il ne faut pas voir honte d’avoir honte. C’est normal de faire des erreurs, et d’apprendre de nos erreurs. C’est aussi être capable de se pardonner, et de pardonner aux autres.

Ça veut dire assumer la responsabilité de ses actes. Restez combatif dans la difficulté (voire même, être stimulé par l’adversité). Ne pas se poser en « victime » (demander des comptes, accuser, faire des procès) mais rebondir (toutes les épreuves sont des occasions de se renforcer). Reconnaître que l’on est moins qu’un autre et être capable d’admiration (quand ça en vaut la peine). Avoir des modèles d’exigence, ça donne envie de se surpasser.

 

Savoir se mettre à la place des autres, être capable d’empathie et d’intimité : on n’a pas peur de perdre son identité. Ne pas confondre son désir avec le désir de l’autre, on n’est pas ce que l’autre attend qu’on soit. (On garde sa personnalité). Savoir écouter sans interrompre parce qu’on ne se sent pas menacé par la parole de l’autre. Ne pas (trop) parler de soi en bien ou en mal. Certains en rajoutent parce qu’ils s’imaginent qu’on les sous-estime) ou ceux qui cherchent à inspirer la « pitié » pour éviter l’affrontement. Ne pas dénigrer les autres. Ce n’est pas parce que quelqu’un  est « faible » que ça nous rend automatiquement plus fort. Rester humble avec le succès. Sinon on se croit trop fort, et on finit par faire des erreurs (en sous-estimant les difficultés, ses adversaires, etc.).

 

Je conclurais que si l’estime personnelle est plus fortement perturbée, c’est peut-être aussi que l’on souffre de problèmes plus profonds. Une aide thérapeutique peut alors s’imposer! Si après avoir mis en application ces recommandations, et que c’est « plus fort que vous ». C’est-à-dire que vous n’arrivez toujours pas à être vous-même, à vous débarrassez de vos fausses obligations sans vous sentir coupable, alors peut-être que le moment est venu de faire quelque chose.

Profitez gracieusement de mon entretien d’orientation de 15 minutes pour faire le point !

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