Qu’est-ce que l’agoraphobie ? Quels sont les symptômes? L’agoraphobie avec attaque que de panique? Comment traiter l’agoraphobie?

 

 

 

 

 

Qu’est-ce que l’agoraphobie ?

 

 

 

 

L’agoraphobie est un trouble complexe qui associe chez tous les agoraphobes une anticipation anxieuse d’avoir une  crise d’angoisse aiguë. L’agoraphobie est un ensemble de peurs phobiques dont le nombre et la nature peuvent varier d’un individu à un autre. Autrefois l’agoraphobie était considérée comme une peur irrationnelle de quitter les lieux familiers. Les personnes éviteraient les espaces clos ouvert, les voyages effectués seul, les parcours de plus de 8 km quel que soit le moyen de transport, les promenades effectuées seul, à pied…Mais aujourd’hui L’agoraphobie s’est modifiée et élargie. Elle traduirait la peur du vide quelles que soient les circonstances.

 

L’agoraphobie représente 50% des motifs de consultation pour une demande d’aide. Le patient présente des peurs multiples qui l’amènent à éviter des situations diverses, il peut en résulter une claustration totale. Dans toutes ces situations craintes l’agoraphobe a peur de divaguer, d’avoir un malaise voire de s’évanouir, de disparaître. Il dira volontiers: « Je ne peux pas sortir, j’ai peur d’avoir une crise.

 

 

 

 

Les causes de l’agoraphobie

 

 

 

 

L’agoraphobie isolée

Elle débute tôt, vers 25 ans. En revanche son déclenchement est bien plus tardif que celui des phobies spécifiques ou des phobies sociales qui débutent au cours de l’adolescence. Elles concernent majoritairement les femmes sans qu’aucune réelle explication n’ait pu être alléguée. Elle procède de mécanismes d’acquisition complexes. Le  conditionnement n’agirait pas seul et des facteurs familiaux, (traumatismes, peur de de l’abandon, rejet,) et génétiques, sont évoqués.

 

 

 

L’agoraphobie avec attaque de panique

Le début des troubles est plus tardif : entre 35 et 45 ans. Les hommes et les femmes sont quasiment autant concernés. Le processus de l’agoraphobie fait appel à des conditionnements internes et externes successifs, dans une réaction en cascade, d’où son appellation « de forme anxieuse endogène ». L’évolution des troubles est fluctuante, alternant des périodes de forte intensité et des périodes de rémission. Il existe des formes chroniques.

 

 

 

Les symptômes avec attaque de panique?

 

 

 

 

Il s’agit d’accès paroxystiques d’angoisse qui se manifestent par de multiples symptômes, tous très impressionnants. Quatre grands types de symptômes s’associent :

Manifestations subjectives : Un ensemble de sensations de malaise intense, d’anéantissement, de catastrophes imminentes. Il existe un lien très fort entre manifestation subjectives et manifestations corporelles. Les manifestations subjectives seraient des interprétations anxieuses, des prédictions formulées à partir des symptômes corporels.

 

Manifestations physiques: Elles sont multiples allant de la tachycardie (accélération du rythme cardiaque), à la dyspnée (gêne respiratoire avec essoufflement) au spasme pharyngé (sensation de boule dans la gorge), douleurs thoraciques ou abdominales…

 

La peur panique d’un accident cardiaque devient une cause fréquente de demande d’aide et s’effectue lors des premières crises (peur de mourir).

 

Symptômes psychosensoriels : ils ne sont pas constants, mais donnent l’impression d’étrangeté aux manifestations : sensation de jamais vu, modification de perception de l’intensité lumineuse, modification des perceptions auditives, sentiment de dépersonnalisation (flottement, difficulté à sentir les limites de son corps), sentiment de déréalisation (perception d’étrangeté des objets autour de soi, sensation modification des façades d’immeuble, perception que les murs des bâtiments se rapprochent et se referment sur soi…)

 

Modification des comportements : elles sont rares, car l’attaque de panique peut passer inaperçue de l’entourage du sujet, cependant la patient peut ressentir le besoin impérieux de quitter la situation source d’angoisse. Même le patient qui présente une crise d’anxiété aiguë au volant garde un contrôle de sa conduite automobile et s’il décide d’arrêter sa voiture, il le fait de manière adaptée. Les troubles du comportement constatés sont davantage liés à des conduites d’auto-intoxication médicamenteuse ou autre  secondaires à la survenue des crises d’anxiété aiguë.

 

 

 

 

Traiter l’agoraphobie : les thérapies cognitives et comportementales

 

 

 

Trouver l’origine des causes induisant le symptôme d’agoraphobie.

Proposer une désensibilisation associant des techniques respiratoires.

Méthode d’exposition aux situations d’angoisse avec « des outils spécifiques » Hypnose, PNL…

Méthode cognitive de reconditionnement par  rationalisation et affirmation de soi…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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